Résultat pour : macri


Moralismo

À la veille des présidentielles boliviennes ce dimanche, la longévité au pouvoir d’Evo Morales fascine autant qu’elle intrigue. Pour la première fois, cet article dresse une longue synthèse du «  moment evista  », entre recomposition politique et transition socio-économique et tente de cerner les caractéristiques du «  moralismo  ». Un indispensable pour les observateurs de la vie politique sud-américaine.

Une crise politique a éclaté dans le pays le 3 octobre dernier, après plusieurs annonces du gouvernement de Lenín Moreno répondant aux conditions du prêt fait par le FMI. Les manifestations ont atteint des proportions inédites, et l’état d’exception a été déclaré. Le siège du gouvernement a été déplacé à Gayaquil le 8 octobre, et un couvre-feu a été instauré. Lenín Moreno a accepté l’aide de l’ONU pour apaiser la situation.

Dimanche 11 août, les Argentins ont été appelés aux urnes pour élire les candidats pour l’élection du 27 octobre. Ouvertes, simultanées et obligatoires, ces élections primaires permettent pourtant d’établir un vaste sondage des intentions de vote pour le scrutin présidentiel.

Le 18 mai dernier, l’ancienne présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner (2007-2015) a annoncé qu’elle briguerait la vice-présidence du pays –et non pas, comme beaucoup l’espéraient ou le craignaient, la présidence- lors des élections du 27 octobre. À la tête de la coalition du Frente de Tod☀s (Front de Tous) se trouve donc Alberto Fernández, péroniste de longue date qui s’était pourtant éloigné sensiblement du kirchnérisme à partir de 2008. Une formule surprenante lorsqu’elle est annoncée, mais dont le but devient vite clair  : plaire à tous ou, faute de cela, au plus grand nombre. Dans un pays où le féminisme connaît depuis quelques années un essor historique, ce terme de «  tous  » devient un engin à manier avec précaution.

La publication de documents par la Commission européenne et par le Ministère des Relations Extérieures et du Culte argentin spécifiant certains points de l’accord entre l’Union et le Mercosur ont déclenché une série de débats entre figures politiques, journalistes et citoyens argentins. Si les polémiques sont avant tout structurées autour de la capacité de l’industrie argentine de faire face à la concurrence européenne, d’autres points comme la libéralisation des marchés publics ou les limites imposées aux entreprises publiques ont aussi été soulevés.

Ce samedi 18 mai, Cristina Fernández de Kirchner, l’une des principales figures politiques de l’Argentine, ancienne présidente et actuelle sénatrice, a annoncé la candidature à la présidence d’Alberto Fernández, son ancien chef de cabinet, tandis qu’elle-même briguera la vice-présidence. Après avoir maintenu le silence quant à sa candidature durant plusieurs semaines, Fernández de Kirchner annonce ainsi son renoncement. Si la date et le geste sont fortement symboliques, cette annonce a surpris autant les médias argentins que le monde politique et marque un tournant dans le déroulement de l’élection présidentielle, sinon dans la trajectoire politique argentine.

De part et d’autre de l’Atlantique, les questions universitaires et scientifiques sont au cœur des conflits sociaux et politiques. Loin de se limiter à des aspects de politique intérieure, ces questions sont aussi un enjeu de politique étrangère, comme l’illustre le cas argentin.

Le leader de l’opposition vénézuélienne Leopoldo López, assigné à résidence depuis 2015, a été libéré mardi 30 avril à l’aube par Juan Guaidó et un groupe de militaires détracteurs du chavisme. Après cet acte symbolique, Guaidó a appelé la population à les rejoindre dans la perspective d’un soulèvement pour mettre fin au régime de Nicolas Maduro. En effet, depuis le 23 janvier dernier, Juan Guaidó s’est auto-proclamé, en tant que chef du Parlement, président de la République par intérim. Dès lors, un bras de fer entre les deux «  présidents  » s’est mis en place, dans un pays enlisé dans une grave crise économique, sociale et humanitaire. Si nombreux sont ceux qui, dès janvier, parlaient de l’armée comme un acteur clef dans le devenir de la crise institutionnelle, la fracture au sein de celle-ci ne semble éclater que trois mois plus tard.

L’incapacité du gouvernement de Mauricio Macri à enrayer la récession économique rend le président argentin sortant de plus en plus impopulaire dans l’opinion argentine. Les pronostics relatifs aux élections présidentielles à venir à partir du 27 octobre prochain demeurent incertains  : les candidats potentiels n’ont pas encore tous annoncé officiellement leur candidature et les divisions agitent plusieurs formations politiques. Les médias argentins contribuent à installer Roberto Lavagna, ministre de l’économie de 2002 à 2005, comme le candidat du consensus, capable de constituer une alternative solide à l’opposition macrisme – kirchnérisme, voire de sortir l’Argentine de la crise économique. Deuxième épisode de notre série sur les enjeux des élections argentines.