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Alors que la guerre en Ukraine est au centre de toutes les préoccupations, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié hier un rapport indiquant que près de 15 millions de personnes sont décédées directement ou indirectement du Covid-19 entre 2020 et 2021. Ce chiffre vient contester et largement revoir à la hausse le nombre total de décès communiqué par les pays.

Aujourd’hui se tient une réunion de l’OPEP+, organisation créée en 2016, qui rassemble les pays de l’OPEP et plusieurs grands producteurs de pétrole, dont la Russie. Faisant suite à la proposition de la mise en place d’un embargo sur le pétrole russe par la Commission, les discussions qui ont lieu sont d’une importance capitale pour le marché mondial du pétrole.

Pour comprendre la tectonique des plaques géopolitiques causée par la guerre en Ukraine, on peut analyser trois cartes qui montrent l’évolution des positions diplomatiques des 193 pays du monde depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février. Ces évolutions permettent d’apercevoir les nouvelles alliances du monde en reconfiguration dans les années Vingt.

«  Nous allons vivre dans un monde caractérisé par une géopolitique complexe des énergies vertes, conjuguée à une géopolitique très chaotique liée aux énergies fossiles traditionnelles. Ces deux dynamiques coexisteront.  » Après l’invasion de l’Ukraine, Helen Thompson revient sur les lignes de fracture qui marquent cet âge du désordre.

L’effet à court terme des sanctions financières est limité. Compte tenu de notre dépendance à l’égard de l’énergie russe, elles n’ont fait qu’augmenter les prix, procurant ainsi davantage de revenus à la Russie. La clef sera le gel par le monde occidental des actifs internationaux de la Banque centrale russe, des grandes sociétés et des particuliers russes.

Alors qu’un marathon diplomatique s’ouvre aujourd’hui à Bruxelles, avec un sommet extraordinaire de l’OTAN, une réunion du G7 et un Conseil européen auquel participeront Joe Biden et Volodymyr Zelensky (en visioconférence), la guerre en Ukraine pourrait avoir de lourdes conséquences sur la croissance et l’inflation mondiale selon les perspectives économiques de l’OCDE et du FMI.