Monde

Long format

La Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite ou encore les Émirats arabes unis refusent de sacrifier leurs intérêts sécuritaires et de développement pour sanctionner la Russie. Ils considèrent même que leur pouvoir de négociation leur permettra d’obtenir de l’Occident des accords plus intéressants en matière de commerce, de technologie et d’armement. Ils aspirent à une domination régionale et pensent qu’une position non-alignée sert mieux leurs intérêts nationaux.

Ces pays représenteront les trois quarts de la population globale et 60  % de l’économie mondiale d’ici 2030. Il est urgent de comprendre leur positionnement.

Une récente étude publiée dans la revue Science indique que le monde serait au bord de plusieurs points de basculement climatique provoqués par un réchauffement de la température globale. Ces «  points de basculement  » correspondent à des changements du système climatique qui peuvent s’avérer être irréversibles.

La pandémie et la guerre reconfigurent la globalisation économique. Les frontières des espaces pertinents se rétrécissent. On cherche à réduire ses dépendances et ses vulnérabilités dans tous les domaines. À l’infrastructure de ces mouvements brutaux, la scène mondiale de la concurrence narrative des représentations s’active — plus que jamais. Une perspective signée Michel Foucher. 

Hier, une équipe de chercheurs de l’Institut Jenner de l’université d’Oxford a publié un article dans la revue The Lancet montrant des signes très encourageants quant au développement d’un nouveau vaccin plus efficace contre le paludisme que celui déjà existant. En 2020, cette maladie a provoqué la mort de plus de 640 000 personnes.

Le mois dernier, le rapport démographique des Nations unies anticipait une hausse de la population mondiale qui atteindrait 10 milliards à la fin du siècle. Cependant, le déclin global du taux de fécondité laisse penser que ce scénario devrait être considérablement revu à la baisse, conduisant à une diminution de moitié de la population actuelle d’ici 2100.

Avant l’arrivée des Européens, chez les Baruya, il existe une forme d’architecture sans pour autant qu’il n’existe d’architectes. Chacune et chacun dans sa jeunesse apprend de ses aîné(e)s comment faire une maison, comment en choisir les matériaux, les ajuster, comment rechercher la solidité de l’édifice, la protection contre le froid, l’évacuation de la fumée du foyer… Avant la naissance des villes, des États et des sociétés à castes, à ordres ou classes sociales hiérarchisées, il est possible que nous ayons traversé une ère d’architecture sans architectes.