Monde

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La crise financière de 2008 a révélé l’insoutenabilité – jusqu’ici latente – du modèle capitaliste mondial tel qu’il a été construit après la Seconde Guerre mondiale. Le retrait progressif des investissements publics au profit du système financier privé a permis aux «  forces obscures du temps et de l’ignorance  » de s’installer, laissant place à l’incertitude, sacrifiant la confiance dans l’avenir et dans les marchés. Deuxième partie et fin de ce tour d’horizon du capitalisme dans le temps long.

L’ordre capitaliste mondial s’est construit dans le temps long, s’étoffant, se complexifiant à chaque guerre, crise ou krach boursier, glissant progressivement du rationnel au spéculatif. L’opposition entre une économie planifiée, centralisée à l’est et une décentralisée non-planifiée à l’ouest a eu pour effet de déphaser l’une par rapport à l’autre  : les leçons du dix-neuvième siècle ont influencé la pensée de l’Est  ; les leçons du vingtième siècle la pensée de l’Ouest.

Le GIEC (le groupe de travail sur le climat des Nations unies) a publié aujourd’hui son dernier rapport sur le changement climatique, achevant le plus large effort de compilation et d’étude de données et de travaux scientifiques à ce jour. Les conclusions ayant peu changé depuis les derniers rapports, quelles informations sont à retenir  ? Sept points synthétiques, quatre graphiques.

Riad Sattouf vient clore notre série d’été Grand Tour. Il évoque dans cet entretien différents lieux qui ont façonné sa vision de dessinateur. De rive et d’autre de la Méditerranée, l’auteur de l’Arabe du futur se confie sur les influences qui ont déterminé son choix de carrière, et sur son amour de la bande dessinée comme moyen de toucher un public large.

Carlo Rovelli est le septième invité de notre série d’été Grand Tour. Pour ce grand physicien italien, la science et l’art ont comme point commun qu’ils admettent tous deux que la réalité est un ensemble plus complexe qu’il nous est donné de voir. L’étude de la mécanique quantique offre une lecture du monde qui nous entoure comme un ensemble constitué de tissu de relations entre grandes entités, bien loin d’une lecture politique qui s’attache à tout circonscrire à des catégories.

Au-delà des campagnes de vaccination nationales, la lutte contre la propagation du Covid-19 se joue principalement à l’échelle globale. L’écart entre les pays riches et les pays émergents se creuse, laissant apparaître une géopolitique des dons et des exportations de vaccins. Nous vous proposons 7 points synthétiques, 3 graphiques et 2 cartes pour mieux appréhender ce défi global.

Dans un rapport publié le 27 juillet, le Fonds Monétaire International s’inquiète du renforcement des écarts économiques engendrés par l’inégal accès aux vaccins entre pays émergents et économies développées. À l’heure des discussions sur l’économie du monde post-pandémique, nous revenons sur ses conclusions en 8 points synthétiques, et 4 graphiques clefs.

L’Agence Internationale de l’Énergie a récemment lancé son Sustainable Recovery Tracker, outil qui a pour vocation de surveiller les mesures d’énergie propres prises à la suite de la pandémie, visant à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 en limitant le réchauffement climatique à 1.5° C. Les premières données font état d’un investissement global insuffisant, qui conduit l’Agence à anticiper des records d’émission de CO2 pour l’année 2023. 6 graphiques, 7 points synthétiques pour déchiffrer ce rapport.

La mythologie westphalienne, qui a fait de l’État souverain le fondement naturel de l’ordre politique, a nui à la gouvernance mondiale. Pour éviter que les nationalistes reprennent à leur compte cette représentation fautive, il faut revenir à l’histoire pour comprendre à quel point ce paradigme est récent  ; ce détour offre des pistes pour penser au-delà et retrouver une capacité d’imagination.