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Belgrade. Les Balkans ne connaîtront vraisemblablement pas de tournant majeur en 2019, la région étant marquée par des dynamiques déjà connues  : accord gréco-macédonien sur le nom de la Macédoine, création controversée par le Kosovo d’une armée sur fond de tensions croissantes avec la Serbie, accroissement des influences chinoise et russe…

En septembre et octobre 2019 auront lieu dans trois Länder de l’ex-RDA ‒ la Saxe, le Brandebourg et la Thuringe ‒ des élections régionales sous haute tension. Il faut dire que ces trois États-régions de la République fédérale sont ceux où l’Alternative für Deutschland (AfD), parti néo-nationaliste, anti-immigration et radicalement anti-Merkel qui a émergé dans le sillage de la crise migratoire de 2015, obtient ses meilleures scores dans les sondages, entre 20 et 25  %.

Le 15 novembre 2018 s’est tenue à Tatranská Lomnica une réunion des ministres de la défense nationale du groupe de Visegrad (V4). Les plans du Visegrad Battlegroup pour 2019 y ont été discutés et la Croatie a été invitée à y coopérer. Cette décision d’accepter la Croatie vise à renforcer la dimension stratégique du Groupe ainsi que de l’Initiative des trois mers et en particulier son projet principale – la Via Carpatia. Les pays de l’Europe centrale souhaitent ainsi renforcer les alliances stratégiques et de sécurité, tout en restant un groupe fort au sein de l’Union par leur participation à la PESCO.

L’ancien Premier Ministre macédonien Nikola Gruevski, qui avait fui la Macédoine en novembre pour éviter son incarcération après une condamnation pour abus de pouvoir, est toujours à Budapest. Accueilli le 13 novembre par Viktor Orbán, bénéficiaire de l’asile politique, il y a reçu une complaisance bienveillante de la part des autorités hongroises, ainsi que de l’embarras de l’Union.