Les crises françaises ne sont pas sans rapport : elles trahissent la fin d’un cycle séculaire.
À partir des travaux de Turchin, François Germinet analyse la désintégration structurelle de l’État en France — victime de son propre développement.
Les crises françaises ne sont pas sans rapport : elles trahissent la fin d’un cycle séculaire.
À partir des travaux de Turchin, François Germinet analyse la désintégration structurelle de l’État en France — victime de son propre développement.
Dans un affrontement préparé depuis quarante ans, la guerre d’Iran s’est étendue.
Elle est aussi devenue celle du Liban.
Depuis Beyrouth, l’autrice de Black Wave (Henry Holt, 2020) propose de qualifier le moment intense et plein d’incertitudes qui se déploie au Moyen-Orient : une mini guerre mondiale.
Le plus grand écrivain portugais de sa génération vient de s’éteindre.
António Lobo Antunes laisse une œuvre littéraire imposante — trente romans — qui ne craignait pas de porter témoignage des horreurs de l’Histoire.
Alberto Manguel signe un hommage personnel et subtil.
L’accélération de l’actualité semble impossible à arrêter.
Pourtant, il suffit d’ouvrir un livre.
Nous avons sélectionné 22 ouvrages à paraître au mois de mars et à retrouver chez vos libraires.
Donald Trump a fait des droits de douane un instrument politique. La Cour suprême des États-Unis vient d’en limiter la portée.
Alors que le président s’est conformé à l’arrêt, la décision des juges ouvre la voie à une limitation plus large du pouvoir de la Maison-Blanche.
Laurent Cohen-Tanugi analyse le bras de fer institutionnel qui s’ouvre.
Dans les territoires occupés d’Ukraine, Moscou instaure un régime de terreur.
L’intégration des régions conquises à la Russie est conduite par la purge — des médias, des notables, mais aussi des civils jugés « suspects ».
Les « négociateurs » de paix oublient un fait fondamental : dans chaque territoire cédé, la Russie ne cherchera pas à administrer la population civile — mais à la transformer dans la violence.
Une étude signée Guillaume Lancereau.
Si Trump lâchait l’Europe en se repliant sur « son hémisphère », il faudrait défendre un continent et un océan sans Washington.
Moins lourde que l’OTAN mais plus robuste face à l’hypothèse d’un retrait américain, une architecture de sécurité en réseau, fondée sur la multiplication et l’interconnexion des coalitions de volontaires pourrait permettre de se protéger sans les États-Unis.
Le chercheur Justin Massie propose un modèle de recomposition stratégique.
L’ajustement a un avantage : il permet de tirer les leçons des erreurs du passé.
Nous avons le droit de nous tromper — mais nous ne pouvons pas ne pas essayer.
Pour l’ancien ministre français de l’Économie, face à l’impérialisme prédateur de Trump et de Xi, il faut une Europe des six.
Une perspective signée Bruno Le Maire.
Le désordre de la Maison-Blanche déconcerte le Kremlin.
Pour négocier au mieux le partage de l’Ukraine ou avancer au Groenland, il faut pour Moscou déceler derrière ses contradictions les idées fixes de Trump.
Face aux opérations militaires américaines, le silence du pouvoir russe est stratégique — et relève d’un attentisme voulu.
La démocratie est malade.
À travers le monde, des dirigeants autoritaires promettent ouvertement sa fin.
Pour Laurent Berger, Jean-François Delfraissy, Philippe Etienne, Claire Thoury et Laurence Tubiana, qui portent ensemble le Programme d’études démocratiques à l’École normale supérieure, ce futur n’a pourtant rien d’inévitable.