Perspectives sur l’actualité


Chiara Valerio

Les entiers naturels, les complexes, les équations du premier degré et la théorie du chaos, commencent toujours par des définitions, qui ne sont pas des règles préexistantes à l’humanité, mais des jalons posés par les êtres humains pour construire un monde pouvant aller au-delà des sensations vagues et individuelles. Faire des mathématiques, c’est s’exercer à entrevoir, à imaginer, à supposer, à inventer des règles qui ne regardent pas un individu ou un sujet, mais plusieurs individus et plusieurs objets, et surtout les relations qui les lient entre eux.

Comment la géographie nous permet-elle de comprendre les résultats de l’élection américaine  ? C’est la cospatialité, plutôt que l’interface, qui permet de mieux comprendre la manière dont s’organise la confrontation entre l’espace de Biden et celui de Trump  : deux manières opposées de faire espace qui portent, chacune à sa manière, l’ensemble du territoire des États-Unis.

Malgré un regain d’intérêt pour la répartition des revenus et des richesses, notre compréhension des inégalités et de leurs causes reste limitée. L’opacité du système financier ainsi que les limites des outils standardisés et des concepts permettant de suivre les revenus et les richesses entravent notre capacité à saisir la nature complexe des inégalités au XXIe siècle. Une telle situation limite la qualité et la portée des débats sur les politiques publiques à mettre en place concernant les inégalités et la croissance.

Une synthèse factuelle, en 10 points.

Derrière une politique de mobilité européenne qui renforce les avantages fiscaux donnés aux travailleurs mobiles les mieux rémunérés, tout en cherchant à stigmatiser les incitations à la mobilité pour les moins qualifiés, se cache une ligne idéologique dangereuse pour la construction européenne. Celle de ne penser l’intégration européenne que pour les plus privilégiés.