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L'essentiel


Le 21 février dernier, l’éternel “Chef de la Nation” kazakhstanaise, Nursultan Nazarbayev, a contraint le gouvernement à la démission. Le manque de résultats dans les domaines économiques et sociaux était devenu problématique pour son projet de 2050 Strategy.
Ces dernières années ont vu une augmentation remarquable des sommes investies par les fonds de capital-risque dans des entreprises européennes. Cette dynamique met en valeur les forces, mais aussi en creux, les faiblesses de l’entrepreneuriat européen.
Depuis plus d’une semaine, les autorités espagnoles tentent toujours de faire la lumière sur un assaut de l’ambassade de Corée du Nord à Madrid. Des assaillants ont séquestré le personnel, vendredi 22 février 2019, avant de saisir du matériel informatique. Il est cependant encore trop tôt pour se prononcer sur un cas d’espionnage politique.
La destruction de l’emprise territoriale de Daech, ne signifie pas l’éradication du pouvoir du groupe en Irak et en Syrie. Plus généralement, avec la fin du califat, la recomposition politique syrienne va pouvoir continuer de plus belle, alors que Bachar el-Assad avance ses pions.
Les dirigeants du service de santé britannique appellent les ministres à voter en faveur du nouveau plan de long-terme annoncé par le gouvernement qui démantèlerait le modèle précédent, ralenti par la privatisation.
Aux prises avec un mouvement social inattendu, Viktor Orbán a relancé ses attaques contre Bruxelles. En attaquant directement le président Juncker, membre du Parti Populaire Européen au sein duquel siège le Fidesz, le premier ministre Hongrois risque de précipiter la désintégration d’un parti incertain de ses valeurs.
Les 27 et 28 février à Hanoï, capitale du Vietnam, s’est déroulé le second sommet États-Unis-Corée du Nord, que l’on a principalement désigné par « Trump-Kim Summit » tant la personnalité des deux dirigeants est au centre de l’attention. L’absence d’accord à l’issue de la rencontre démontre la complexité du processus de négociation, et pose la question d’une institutionnalisation du dialogue.
Lors de la 55ème édition de la Conférence de Munich sur la sécurité, les principaux décideurs politiques n’ont pas parlé à l’unisson. Avec l’absence de la France, peu ont défendu les nouvelles initiatives européennes en matière de défense. Ainsi, pour le Secrétaire d’État à la Défense britannique Gavin Williamson, « l’OTAN est le meilleur garant de notre sécurité », face à la menace russe notamment.
Lors de la conférence annuelle sur la sécurité à Munich, les Européens ont adressé une fin de non-recevoir aux Américains, qui les pressaient de se retirer comme eux de l’accord nucléaire iranien. Les divergences entre Européens et Américains sur la question iranienne indiquent une relation transatlantique aujourd’hui toujours plus distendue et déstabilisée. Côté iranien, la démission inattendue puis refusée de Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères, jette le trouble sur le positionnement futur de l’Iran vis-à-vis de l’accord.
Le sommet de Hanoi entre Donald Trump et Kim Jong-Un peut être une occasion intéressante d'analyser la politique étrangère de Pyongyang dans de nombreux scénarios apparemment loin de la petite République populaire démocratique de Corée. Car l'Afrique a joué pendant des décennies un rôle étonnamment central dans la diplomatie de Kim.