• En changement annuel, le volume des importations européennes d’hydrocarbures en provenance de la Russie a chuté de 60 % depuis le début de la guerre. Toutefois, en raison de l’explosion des prix causée par la guerre en Ukraine, les recettes engrangées par la Russie n’ont quant à elles baissé que de 30 %.
  • Parmi les pays de l’Union européenne, certains ont continué en septembre à importer pour l’équivalent de plusieurs centaines de millions d’euros d’hydrocarbures (surtout du gaz naturel liquéfié ou bien des produits pétroliers). Malgré la posture européenne visant à se détacher de la dépendance énergétique à la Russie, les pays européens sont parfois contraints d’importer des hydrocarbures russes, faute de pouvoir en trouver sur les marchés internationaux.
  • En raison du gaz qui transite toujours via Turkstream (l’un des seuls gazoducs transportant encore du gaz russe), la Bulgarie était en septembre le pays européen qui a le plus payé la Russie pour ses hydrocarbures. Le gaz ne transitant plus dans Nord Stream 1 depuis la fin du mois d’août, l’Allemagne n’a effectué aucun paiement à la Russie en septembre pour l’achat de gaz.
  • Selon Lauri Myllyvirta, analyste au Center for Research on Energy and Clean Air, la mise en place d’un plafonnement des prix aurait réduit de 11 milliards d’euros la facture des importations européennes d’hydrocarbures en provenance de la Russie (considérant une mise en place d’une telle mesure au 1er juillet 2022)1.
  • Si une telle mesure avait été appliquée aux exportations vers tous les pays tiers utilisant des navires européens (ou assurés en Europe), les recettes engrangées par la Russie auraient pu être réduites de 3,1 milliards d’euros supplémentaires.
Sources
  1. Lauri Myllyvirta, How Europe can slash the Kremlin’s fossil fuel revenue with price caps, Center for Research on Energy and Clean Air (CREA), 4 octobre 2022.