Lorenzo Castellani


La combinaison de l’approbation de la réforme constitutionnelle et des résultats des élections régionales rend la législature plus stable. En effet, les chances de la plupart des députés d’être réélus ont diminué, en raison de la réduction du nombre de sièges parlementaires d’ici la prochaine législature. Et pourtant, si la législature est plus sûre, il est douteux que le gouvernement soit plus fort, notamment dans la conduite des réformes. En effet, tous les problèmes antérieurs sont toujours là, selon le nouveau rapport de la LUISS School of Government.

Giuseppe Conte

La figure du Premier ministre monopolise l’attention politique  : Giuseppe Conte a exploité la pandémie, non seulement pour centraliser la prise de décision dans son bureau de Palazzo Chigi, mais aussi pour renforcer sa position central dans le système politique. Néanmoins, les fissures derrière sa stratégie le montrent  : même si une élection anticipée semble peu probable, il n’y a aucune garantie que la majorité actuelle, et donc son Premier ministre, reste au pouvoir.

Giuseppe Conte

Les crises offrent parfois des opportunités, et à court terme, la pandémie a été une aubaine pour Giuseppe Conte, bloquant toute tentative d’ouverture d’une crise gouvernementale. Le Premier ministre a utilisé l’épidémie à des fins politiques pour se présenter comme un homme d’État, tout en critiquant ceux qui ont tenté d’utiliser la pandémie à des fins politiques (à savoir l’opposition). Cependant, la pandémie a éclipsé, mais n’a pas effacé, la faiblesse de Conte.

The New Class War Saving Democracy from the Managerial Elite

La nouvelle lutte de classe est-elle territorialisée parce qu’elle est, d’abord, une lutte pour le côntrole du centre  ? Le premier compte rendu en langue française de l’ouvrage du politiste américain conservateur Michael Lind.

L’année 2020 pourrait être une année de changements importants dans le système politique italien. Il est actuellement peu probable qu’il y ait des élections rapides dans les mois à venir. Mais une série de risques, tant politiques qu’économiques, ainsi que la précarité de la coalition gouvernementale actuelle, pourraient modifier le scénario. Les résultats des élections régionales de la semaine prochaine pourraient accélérer un tel changement. Quelques prévisions de la Luiss School of Government.

Si le bouillant été politique en Italie, avec la chute du gouvernement Conte I et la formation du Conte II, peut être considéré comme un tremblement de terre, les dernières données sur les intentions de vote de l’électorat suggèrent le contraire. Certes, la situation a changé, mais depuis les dernières élections européennes, l’équilibre des pouvoirs entre les différents partis politiques semble s’être stabilisé. Une nouvelle stabilité pour le système des partis italien  ? Un approfondissement signé par la LUISS School of Government.

Un survol du programme du nouveau gouvernement PD-M5S permet d’identifier les décisions qu’il prendra en matière de politique économique. Entre continuité, nouveautés par rapport aux mesures du gouvernement précédent et ruptures évidentes, il faut s’attendre à un gouvernement avec de fortes nuances redistributives et environnementalistes, mais la question demeure de savoir d’où viendront les ressources nécessaires à un projet fort et expansif.