Résultat pour : poutine


Au cours du premier semestre 2025, neuf monuments représentant Staline ont été érigés en Russie, marquant une nette augmentation par rapport aux années précédentes. Depuis l’arrivée au pouvoir de Poutine, et notamment l’annexion de la Crimée en 2014, les statues, bustes et bas-reliefs à la gloire du dictateur se sont multipliés.

Aujourd’hui, plus de 90  % des monuments représentant Staline présents en Russie ont été érigés sous Poutine.

La Russie a «  fermement condamné  » l’attaque américaine de la nuit dernière.

Mais il suffit de lire attentivement les dernières prises de parole de Vladimir Poutine au Forum de Saint-Pétersbourg — que nous traduisons et commentons ici — pour comprendre qu’un ajustement stratégique est en cours.

Incapable de soutenir l’ouverture d’un nouveau front au sud, la Russie pourrait, par réalisme, voir à nouveau sa stature internationale diminuée en décidant d’abandonner le régime iranien à Israël et aux États-Unis — en soulevant des interrogations sur sa solvabilité géopolitique.

Alors que la guerre entre l’Iran et Israël qui embrase le Moyen-Orient pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole, l’Union a décidé de miser son autonomie sur les renouvelables.

D’ici 2028, la Commission entend même se libérer intégralement des énergies fossiles en provenance de Russie.

Pour comprendre comment elle entend mettre en œuvre ce plan politiquement périlleux, nous interrogeons le commissaire à l’Énergie, Dan Jørgensen.

Du mercredi 18 au samedi 21 se tient le Forum économique international de Saint-Pétersbourg, autrefois qualifié de «  Davos russe  ». Poutine y prononcera demain, vendredi 20 juin, un discours lors de la séance plénière.

Les annonces qui seront faites lors du forum permettront de prendre le pouls de l’intérêt des investisseurs étrangers pour le marché russe.

À l’origine, c’est une petite agence de «  technologie politique  » chargée de trouver des figurants pour des meetings dans la Russie profonde.

Mais grâce à une spectaculaire fuite de données, on sait désormais que la Social Design Agency sert à «  attaquer  » et «  saturer  » l’Europe — et qu’elle rapporte directement au Kremlin.

Nous proposons la première étude granulaire, prosopographique et cartographique de cette masse de documents.

Elle porte une leçon clef  : si l’on veut comprendre ce qui nous menace, il faut moins regarder Moscou que les périphéries russes. C’est là que s’apprend, s’expérimente et se planifie la guerre d’Europe.

Ces derniers mois, Moscou a beaucoup misé sur son partenariat avec Téhéran.

Mais depuis le lancement par Israël de l’opération Am Kalavi, une peur saisit les propagandistes du Kremlin  : et si, après celui d’Assad en Syrie, le régime des mollahs tombait aussi  ?

Comme le résume une agence de presse en Crimée  : «  voilà la leçon pour la Russie  : si tu recules, on te frappe encore plus fort.  »

La chute de Bachar al-Assad a transformé la stratégie méditerranéenne de Poutine.

En ayant fait entrer le «  maréchal  » Khalifa Haftar dans sa dépendance, le Kremlin s’appuie désormais ouvertement sur lui pour déployer des systèmes d’armement avancés en Libye — en violation de l’embargo sur les armes.

À Sebha, dans le désert du Sahara, Moscou serait en train de planifier l’installation d’une base de missiles longue portée.

Un groupe de personnalités issues majoritairement de l’aile gauche du SPD vient de dévoiler un «  manifeste  » pour la paix en Europe.

Truffé d’éléments de propagande du Kremlin et déconnecté du contexte stratégique européen, il illustre la présence influente au sein du partenaire de coalition de Friedrich Merz d’une aile pro-Moscou.

À deux semaines du congrès du parti qui désignera une nouvelle direction et le dotera d’un nouveau programme, il pourrait s’agir d’une manœuvre de déstabilisation de la GroKo.

Nous le traduisons et le commentons ligne à ligne.

Pour faire face à la Russie de Poutine il faut comprendre les sources idéologiques et les doctrines du régime qui, en envahissant l’Ukraine, a déclaré une guerre sans fin à l’Europe.

Le principal de ces «  producteurs d’idéologie  » poutiniens s’appelle Sergueï Karaganov.

Il accorde un entretien exclusif au Grand Continent.