Alors qu’en novembre dernier, un incident diplomatique rafraichissait les relations entre Paris et Belgrade, la Lettre du Lundi fait un retour sur la relation mouvementée entre les deux pays.
Les élections législatives du 9 décembre 2018 ont consacré un changement politique majeur en Arménie en donnant à son nouveau Premier ministre Nikol Pachinian une majorité quasi complète au Parlement. Cet évènement parachève la révolution de velours du printemps dernier et pourrait contribuer à changer le visage du pays. Nikol Pachinian a en effet déclaré vouloir le débarrasser de la corruption endémique, faire avancer le processus de paix au Haut-Karabagh, et chercher un nouvel équilibre géopolitique avec le « grand frère » russe.
Parmi les questions qui se posent autour du mouvement protestataire des gilets jaunes, l’une concerne ses probables liens extérieurs : les scènes de chaos parisiennes seraient-elles orchestrées depuis Moscou ? En l’absence de preuves, la réponse est loin d’être facile à donner et doit tenir compte des positions prises par la Russie ces dernières années vis-à-vis des protestations populaires aux quatre coins du monde.
Le ministre de la Défense Frank Bakke-Jensen l’a dit dans son discours du Nouvel An auprès de la Société militaire norvégienne, en utilisant des tons plus sombres et plus durs que d’habitude pour décrire les relations avec Moscou.
Afin de se prémunir de potentielles tensions avec la Lituanie, par laquelle Gazprom alimente en gaz l’enclave de Kaliningrad, l’entreprise y a inauguré un terminal de gaz naturel liquide assurant ainsi la sécurité énergétique de la région.
Selon une enquête de l’Institut Levada, 66 % des Russes souhaiteraient revenir à l’ancien régime soviétique. Les raisons de ce regret seraient plus ou moins les mêmes que les années précédentes (disparition du système économique et social, fin du bipolarisme mondial avec Moscou comme protagoniste, entropie sociale et liens affectifs avec l’ancien régime), mais aujourd’hui, la désillusion s’est encore accrue en raison de la douloureuse réforme des pensions. La « nostalgie » des plus jeunes est encore un fait à interpréter.
Moscou. On dit le Russe fataliste. C’est cela qui, peut-être, explique son goût pour la morale fontainienne. Aussi suffit-il, comme lui raconte désormais une anecdote populaire, de demander au Russe s’il votera la prochaine pour Poutine, pour qu’un non ou qu’un oui fassent indifféremment tomber tout entier le fromage. Le résultat serait-il toujours le même ?
Le 6 novembre dernier la Cour constitutionnelle de Russie a validé le nouvel accord sur le tracé de la frontière entre l‘Ingouchie et la Tchétchénie. Une décision d‘abord passée inaperçue et qui a engendré le 27 novembre une manifestation rassemblant plusieurs milliers de personnes en Ingouchie. Cet événement a donné lieu à une couverture médiatique singulière pour cette « petite République » du Caucase russe, peuplée d’un peu moins de 500 000 habitants, historiquement dans l‘ombre des républiques voisines.
Le bilan des rencontres entre les dirigeants politico-militaires occidentaux et russes est révélateur de l’attitude européenne face à la nouvelle crise de la mer d’Azov. Le soutien formel des européens à l’Ukraine et à son président Porošenko reste en réalité prudent car Porošenko ne semble pas avoir de beaux jours politiques devant lui. Tous attendent avec impatience les élections du printemps prochain à Kiev qui seront décisives pour l’évolution future de la crise.
« Je ne suis pas contre l’Europe, mais contre l’Europe de Monsieur Macron », nous avons rencontré des Gilets jaunes
Politique
Le Grand continent a réalisé la première enquête sauvage sur le rapport des gilets jaunes à l’Europe pour essayer de saisir certaines coordonnées des questions et des inquiétudes soulevées par les Gilets jaunes en partant de la question politique contemporaine — l’échelle pertinente et par là l’Europe.