L’avancée des forces armées libyennes de Khalifa Haftar vers Tripoli, avec le soutien d’un large éventail de puissances internationales, dont Riyad en particulier, s’inscrit dans le cadre de la tentative du maréchal de s’asseoir à la table des négociations en position de force lors des élections. Dans une situation où la position d’Al Serraj semble de plus en plus mince, la perspective la plus réaliste semble être celle d’un renforcement des négociations avec Tobrouk.
Début février, Le Caire prendra la tête de l’Union africaine pour un an. Bien que la rhétorique officielle tourne autour du renforcement des échanges commerciaux et financiers entre les pays africains, l’Égypte devrait également profiter de cette occasion pour défendre ses propres intérêts, en particulier sécuritaires, et avancer ses pions sur le continent.
Pourquoi la division des régions libyennes est-elle si importante ? Une perspective historique
MéditerranéeLa situation libyenne actuelle est le résultat d’un certain nombre de facteurs. L’un des principaux est la division du territoire libyen en régions et districts. Pour comprendre cette dynamique, il ne faut pas sous-estimer les événements qui ont caractérisé la diplomatie internationale entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et 1951, année de l’indépendance.
Le 13 novembre 2018, la Conférence sur la Libye s’est achevée à Palerme. Avec une large représentation d’acteurs locaux et internationaux, cet événement de deux jours représente un point de départ pour une médiation en termes de construction de l’État et de gestion des crises humanitaires dans le pays. Dans le même temps, le débat a commencé sur l’équilibre des pouvoirs sur le territoire, ainsi que sur les prochaines étapes à franchir, en termes de sécurité et dans le cadre du processus électoral.
Le dernier cessez-le-feu mis en place entre les groupes palestiniens de Gaza et Israël ne fait pas que mettre en lumière les désaccords entre les différentes tendances du pouvoir politique israélien. Il confirme également le rôle de médiateur désormais incontournable de l’Égypte, dont la politique répond à son ambition de peser dans les grands dossiers régionaux, mais surtout d’assurer sa propre sécurité.
Une nouvelle attaque contre les Coptes consacre l’échec de la stratégie antiterroriste du président Sissi
MéditerranéeLa dernière attaque terroriste contre la minorité copte en Egypte, revendiquée par Daech, montre la perméabilité entre groupes terroristes et entre frontières. Surtout, il met en question l’efficacité de la lutte antiterroriste du président Sissi, en particulier vis-à-vis la communauté internationale.
Conférence de Palerme sur la Libye : l’établissement d’une nouvelle feuille de route des Nations Unies ?
MéditerranéeL’Italie organise les 12 et 13 novembre prochains à Palerme un sommet international sur la Libye. Le gouvernement Italien souhaite réunir les principaux acteurs libyens et internationaux pour œuvrer à la stabilisation du pays et agir en faveur d’une « réconciliation nationale ».
Le 25 octobre s’est tenue la deuxième Conférence ministérielle Italie-Afrique, rendez-vous désormais incontournable pour la diplomatie italienne, qui souhaite définir une politique africaine renouvelée avec des pierres angulaires dans la gestion des flux migratoires, mais aussi dans la définition de nouvelles politiques énergétiques et des opportunités dans la coopération au développement. Cet événement précède le sommet crucial de Palerme, prévu les 12 et 13 novembre, qui examinera la situation en Libye.
Libye : une reconstruction politico-institutionnelle au cœur de la rivalité franco-italienne
MéditerranéeLe processus de rupture politico-institutionnel (présence de deux gouvernements) engagé à la suite de la deuxième guerre civile libyenne suit toujours son cours. L’échec avéré des accords de Skhirat laisse place actuellement à de nouveaux enjeux diplomatiques et politiques. La France et l’Italie sont en rivalité concernant les démarches à suivre pour réorganiser politiquement et institutionnellement le pays.
L’arrestation de Hisham Ashmawy est aujourd’hui l’un des principaux succès politiques du gouvernement et des institutions du Caire, engagés depuis longtemps dans une dure campagne antiterroriste qui a fait des milliers de victimes, civiles, militaires et terroristes, et qui a impliqué tout l’espace géographique de l’Égypte. Un succès émotionnel et médiatique qui peut ne pas correspondre à un impact militaire et politique équivalent dans la lutte contre le terrorisme en Egypte.