La journée romaine de Poutine a été riche en rencontres, mais sans progrès réels, au-delà des déclarations de façade. D’une part, l’Italie ne peut pas se permettre une trop grande autonomie par rapport aux engagements pris avec l’Union et l’OTAN ; d’autre part, la Russie ne semble pas encore disposée à modifier sa stratégie libyenne, condition nécessaire pour la relance de la triangulation avec Rome sur ce front. Paradoxalement, le dialogue semble pour l’instant plus fructueux avec le Vatican qu’avec l’allié temporairement « souverainiste ».
Vladimir Poutine a ratifié une loi pour isoler l’internet russe du reste du monde
Asie septentrionaleVladimir Poutine a signé, le mercredi 1er mai, un texte de loi qui établit une feuille de route pour garantir le bon fonctionnement de Runet, le web russe, isolé du reste du monde. Selon les législateurs, le but de cette loi est de pouvoir déconnecter Runet du World Wide Web en cas de « menaces ou attaques étrangères ». De nombreux doutes subsistent sur la capacité de la Russie à atteindre son objectif. Les opposants à Vladimir Poutine en Russie estiment que cette loi vise à renforcer encore davantage la censure du Kremlin sur internet.
Rencontre entre le premier ministre suédois et Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg : vers une coopération russo-suédoise renouvelée ?
NordiquesStefan Löfven, le premier ministre suédois, s’est entretenu avec le président russe en marge du sommet arctique de Saint-Pétersbourg le 9 avril dernier. C’est la première rencontre entre les deux dirigeants : les deux pays sont en froid depuis l’annexion de la Crimée en 2014, la Suède étant le seul pays nordique à ne pas avoir repris une coopération normale avec son voisin baltique. Leur discussion semble avoir abouti à une amélioration des relations. Signaux faibles d’une reprise de la coopération ?
Le Venezuela de Maduro est sans doute l’allié le plus éloigné géographiquement de la Russie et n’est même pas l’un des plus importants en termes économiques et stratégiques. Ces raisons excluent l’intervention militaire officielle à l’appui du régime bolivarien. Toutefois, le rapport tient pour des raisons tactiques : la Russie doit maintenir une base en Amérique latine dans une perspective anti-américaine et rester fidèle à son idéologie contre-révolutionnaire. L’évolution rapide de la situation régionale, à commencer par l’ascension de Bolsonaro au Brésil, nous plonge dans l’inconnu.
Visite de Poutine en Serbie : la question du Kosovo et les relations avec l’Union
Asie septentrionaleAu vu de l’amitié de longue date qui lie les deux pays, l’accueil grandiose réservé par Belgrade au président russe Poutine lors de sa visite du 17 janvier n’a rien de surprenant. La Russie veut porter à l’ONU les négociations entre la Serbie et le Kosovo pour pouvoir exercer une influence directe dans ce dossier. Cependant, l’initiative russe doit prendre en compte la réalité toujours plus pressante de l’adhésion prochaine de Belgrade à l’Union européenne, ainsi que le mécontentement croissant auquel fait face le gouvernement en poste.
Angela Merkel a reçu Vladimir Poutine samedi 18 août. Un entretien de près de trois heures durant lequel les sujets de discussions n’ont pas manqué. De nombreux observateurs internationaux évoquent un rapprochement qui s’amorcerait par cette rencontre.
Au cours du Sommet des Brics à Johannesburg, le président Recep Tayyip Erdoğan et son homologue russe Vladimir Poutine se sont rencontrés. En marge des réunions inscrites à l’ordre du jour, les deux dirigeants ont parlé de la situation syrienne, en particulier de ce qui se passe à Daraa dans le sud du pays et à Idlib dans le nord.
Sur la question syrienne, Washington et Moscou semblent avoir deux visions stratégiques apparemment similaires, symptôme d’une relation détendue entre les deux dirigeants, qui pourrait cependant dissimuler de nouveaux éléments de divergence et de dangereux jeux d’alliances régionales.
La convergence entre Xi et Poutine favorisée par l’augmentation des exportations du pétrole russe en Chine
Asie OrientaleUne tendance profonde semble s’accélérer. Si l’Union demeure le client principal de la Russie, la proportion de ses importations de pétrole est en baisse — alors qu’augmentent les exportations russes en Asie.