Dans cette généalogie des utopies et des controverses sur l’abolition de la guerre, Herfried Münkler montre que ce rêve, sous les diverses formes qu’il prend depuis l’Antiquité, est aussi ancien et constant que la guerre elle-même.
Dans cette généalogie des utopies et des controverses sur l’abolition de la guerre, Herfried Münkler montre que ce rêve, sous les diverses formes qu’il prend depuis l’Antiquité, est aussi ancien et constant que la guerre elle-même.
Il y a 75 ans, le 25 avril 1945, s’ouvrait à San Francisco, dans des États-Unis résolus à rompre tout isolationnisme, la conférence qui allait donner naissance aux Nations Unies. En 2020, alors que le Covid-19 touche la terre entière, le multilatéralisme est en berne.
Dans le monde entier, dans des régions où le gouvernement a perdu tout pouvoir, des groupes criminels, des mouvements insurgés et des organisations terroristes luttent activement contre la pandémie. Cet article analyse leurs méthodes et motivations.
Après plus d’un mois d’intense guerre qui a vu s’opposer en première ligne l’Arabie saoudite et la Russie, un accord historique de réduction de la production mondiale vient d’être conclu, à l’issue de plusieurs jours de négociations ayant rassemblé membres de l’OPEP, autres pays producteurs et membres du G20.
La guerre. Le mot est partout. Ces jours d’enfermement, de peur, de maladie et de mort sont aussi devenus les jours d’une métaphore. L’historien David Bell en retrace les origines et se demande si les dirigeants d’aujourd’hui se rendent compte de ce que cela impliquerait sur leurs politiques.
Il y a près de dix ans, les Principes Business & Humans Rights du Professeur John Ruggie étaient approuvés par le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies. Depuis, les initiatives visant à inscrire dans le droit dur des Etats une obligation légale de vigilance des entreprises multinationales vis-à-vis de leurs filiales et sous-traitants se multiplient en Europe. Dick Marty revient sur l’initiative populaire suisse pour des multinationales responsables jusqu’alors examinée au Parlement.
Parmi les éléments propres à une crise, on trouve le caractère exceptionnel, et une certaine dose d’imprévisibilité. Il n’est ainsi a priori pas choquant de voir les lignes et les positionnements évoluer au cours d’une crise. Mais il est légitime de se questionner lorsque l’on voit autant de dirigeants politiques, avec autant de responsabilités et jusqu’ici si peu de points communs, démontrer chacun tour à tour une telle volatilité intellectuelle. Quelles sont les raisons qui expliquent une telle variabilité et une telle disparité dans les stratégies adoptées ? Retour sur différentes situations rencontrées.
Brandie dès que possible par toutes les figures d’autorité pour justifier leurs décisions, la « méthode scientifique » est devenue une figure idéalisée suscitant une unanimité presque mystique. Tout ce qui est scientifique est par définition bon. Dans la situation d’urgence et de crise actuelle, assistons-nous à l’émergence d’un « populisme médical » ?
La crise est mondiale, elle est surtout géopolitique. Parti de Chine, arrivé en Europe, pris au sérieux en retard aux États-Unis, le coronavirus met en exergue les logiques qui sous-tendent les relations internationales.
La fermeture des frontières et le confinement sont apparus comme des mesures primordiales pour freiner la propagation du coronavirus, mais elles ne sont en rien des solutions au problème central : trouver un vaccin contre le COVID-19. Pourtant, même si l’on découvrait ledit vaccin, il n’est pas certain que toutes les populations accepteraient de se faire vacciner. Cette carte, réalisée par l’Observatoire Géopolitique du Covid-19, montre le soutien pour les vaccins dans le monde.