Archives et discours


Alors qu’il est devenu de plus en plus rare de ne pas croiser le nom de Gramsci dans les commentaires politiques sur l’actualité, Nathan Sperber, spécialiste du penseur italien, propose une introduction nourrie à la pensée de l’auteur des Quaderni. En commentant plusieurs extraits, il y explique ses concepts clefs d’hégémonie, de césarisme ou encore d’organique et de structurel. L’introduction indispensable à la pensée d’Antonio Gramsci.

Pour concurrencer la position du dollar, le gouverneur sortant de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, jette un pavé dans la mare calme de Jackson Hole (Wyoming) en proposant d’étudier la piste d’une crypto-monnaie internationale, digitale, décentralisée. Olivier Lenoir a analysé son discours.

Pour devenir la première présidente de la Commission, Ursula von der Leyen devait convaincre un Parlement européen qui n’aura jamais été aussi politique. Son discours paraît un exercice d’acrobatie, mais son positionnement vaut un programme et mérite d’être étudié de près, dans la première transcription intégrale, traduite en français et largement commentée.

Et si faire l’Europe, avant de construire des institutions politiques, impliquait surtout un projet éducatif et culturel ? Les éditions La Baconnière publient un recueil de textes de Denis de Rougemont, où le penseur fédéraliste s’interroge sur le rôle de l’École et de l’Université dans la constitution de l’Europe.

Simples observateurs ou passants fortuits, poètes… De la Turquie à la Colombie, de l’Angleterre des préraphaélites à la Russie des acméistes, ces textes clefs offrent des points de vue étrangers sur Notre-Dame. À l’improviste, des correspondances se créaient entre les textes ; la cathédrale y défie souvent l’habitude, elle est toujours la sujette de regards étonnés.

Le 5 avril 2019, Viktor Orban lançait depuis Budapest la campagne de son parti, Fidesz, aux élections européennes. Derrière les formules coup de poings et les diatribes anti-bruxelloises, entre un appel à une européanisation du politique et l’exaltation d’une « culture chrétienne », Olivier Roy et la rédaction du Grand continent décryptent la rhétorique d’Orban.