Temps de lecture: 15 min

Tout l’été, le Grand Continent restera en mouvement. Chaque jour, nous vous apporterons où que vous soyez des idées que vous ne trouverez nulle part ailleurs (mais qui seront partout à la rentrée), des textes introuvables ou rafraîchissants avec nos Dimanches. Pour les recevoir directement dans votre boîte mail et soutenir cet élan, pensez à vous abonner à la revue

Dix jours séparent, chaque année, la fête nationale des Américains de celle des Français : Independence Day, le 4 juillet d’un côté, le 14 juillet (Bastille Day, comme on dit à Washington) de l’autre. D’ordinaire, les deux commémorations n’ont en commun que de se tenir en juillet. 

En 2026, elles commencent à se ressembler. 

Cette proximité soudaine doit sans doute davantage à la volonté de Donald Trump d’importer des éléments français dans la fête nationale. Elle offre un prétexte pour reprendre un examen entamé depuis plusieurs années : celui des emprunts, conscients ou non, que le pouvoir américain fait au répertoire français.

Pour changer de nature, un régime change d’abord de grammaire visuelle

On pourrait juger anecdotiques les observations qui suivent. On peut aussi considérer qu’elles relèvent de la science politique la plus classique : aucun régime ne change de nature sans changer d’abord de vocabulaire visuel. Un défilé, un palais, un vase doré ne sont jamais de simples ornements, ils annoncent, avant que le droit ne les consacre, les pratiques du pouvoir à venir. C’est ce déplacement, des signes vers les institutions, que je me propose de suivre, pas à pas.

Sans doute à cause de la volonté de Donald Trump d’introduire dans la fête nationale des éléments empruntés au 14 juillet français, cette année 2026 a vu se déployer, dans le ciel de Washington, un défilé aérien pour le 4 juillet.

Le 4 juillet 2026, un B-2 escorté de F-35 survole l’axe du National Mall, perspective dessinée par Pierre Charles L’Enfant sur le modèle des jardins de Versailles. En important le défilé aérien du 14 juillet cherche à réveiller une perspective royale. Photo officielle de la Maison-Blanche.

Cette manifestation de la puissance, fait suite à la parade militaire du 14 juin 2025, qui rencontra un succès limité, précisément analysé dans ces pages par Thierry Breton.

Invité d’honneur avec Melania au défilé du 14 juillet 2017 sur les Champs-Élysées, Donald Trump parut émerveillé par l’ordonnance millimétrée des troupes, l’éclat des uniformes, le passage des blindés, le survol des avions de chasse.

Les F-16 des Thunderbirds de l’US Air Force survolent Paris lors du défilé du 14 juillet 2017, auquel les troupes américaines participaient en ouverture pour le centenaire de l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale. Photo AP

Le président américain confia, à son retour : « C’est l’un des plus grands défilés que je n’aie jamais vus. […] Nous allons devoir faire quelque chose de similaire à Washington. »

Il lui aura fallu presque dix ans. On aurait pu croire, comme souvent avec lui, qu’il s’agissait d’une phrase en l’air. Il s’obstina. Cette déclaration, aux dehors anodins, marquait les prémices d’une révolution culturelle : la tentative, plus ou moins consciente, d’acclimater les symboles royaux du pouvoir français au cœur de pratiques conçues, historiquement, pour résister à toute tendance monarchique.

Tocqueville l’avait déjà souligné, le charme du 4 juillet américain tient précisément à son absence de faste : fête civique, familiale, locale, jalonnée de barbecues et de kermesses de quartier, elle appartient davantage à la société qu’à l’État. Le concept français de fête nationale diffère du tout au tout. La prise de la Bastille reste une opération militaire, qu’on la célèbre ou non comme telle.

Trump avait déjà tenté d’organiser un défilé depuis le Pentagone pour le jour des anciens combattants (Veterans Day) de 2018. L’opération avait alors tourné au fiasco bureaucratique : le budget avait explosé et la municipalité de Washington s’était opposée au passage de chars de soixante tonnes sur la chaussée. On imagine mal le maire de Paris refuser une telle demande au président de la République. Cet épisode en dit long sur la puissance des pouvoirs locaux aux États-Unis : même dans la capitale fédérale, le président n’est pas tout à fait chez lui. L’état-major américain se montrait alors rétif à ce qu’il percevait comme des démonstrations propres aux régimes autocratiques. Il fit preuve d’une prudente inertie.

Avec le second mandat, la différence saute aux yeux : ce qui semblait impossible a eu lieu. Le 14 juin 2025, pour le 250ᵉ anniversaire de l’US Army, qui coïncidait avec le soixante-dix-neuvième anniversaire de Donald Trump, une parade d’inspiration française se déploya le long de Constitution Avenue. Reconstitutions historiques, blindés lourds, 6 700 militaires mobilisés pour un coût estimé entre 25 et 45 millions de dollars : en empruntant la grammaire spectaculaire du 14 juillet français, l’administration a transformé la célébration de l’indépendance en défilé, où les légions marchent pour le prestige du prince. Le fait n’est pas anodin dans un pays né de l’idéal du soldat-citoyen.

Mettre en scène le triomphe

En 1970, Roland Barthes publia un récit de voyage au Japon intitulé mystérieusement L’Empire des signes. Il y décrivait un monde de formes pures, détachées de leur substance initiale. Chez Donald Trump, l’exercice est plus brutal, presque compulsif : il s’approprie la sémiologie française du pouvoir, de l’or de Louis XIV à la verticalité de la Cinquième République, à la manière d’un parvenu qui s’offrirait les antiquités d’une lignée qui n’est pas la sienne. En s’appropriant un empire de signes, Trump fait naître sous nos yeux le signe d’un empire.

La tentation devient plus trouble lorsqu’on quitte le domaine des formes pour aborder l’architecture institutionnelle. Trump semble regretter de ne pas pouvoir disposer des armées comme d’un attribut personnel, regret qui transparaît dans son vocabulaire habituel, lorsqu’il parle de « mes généraux » ou de « ma marine ». L’appareil militaire américain prête pourtant serment à la Constitution et non à l’occupant de la Maison-Blanche, ce qui impose à chaque soldat le devoir de récuser tout ordre qui lui serait contraire. Le choix du vocabulaire n’est jamais anodin : se servir du possessif à la première personne du singulier, c’est glisser du commandement constitutionnel, temporaire et fonctionnel, à la position de chef des armées, comme si l’institution militaire devenait l’apanage d’un seul homme plutôt que le bras armé d’un texte.

En France, la situation est différente, comme l’a perçu avec acuité Trump en juillet 2017 : le président Macron, alors âgé de seulement 40 ans, passait en revue les forces armées, à la manière de Louis XIV ou de Napoléon Bonaparte.

Emmanuel Macron descend les Champs-Élysées debout dans la voiture de commandement, aux côtés du général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, le 14 juillet 2017. Donald Trump a dû vu depuis la tribune, l’image royale d’un chef saluant « ses » troupes. Photo officielle : Markus Schreiber / AP

Ce n’est pas contraire à l’esprit républicain, car la naissance de la République française coïncide également avec le moment où la patrie se lève pour les armes, au lendemain de Valmy. D’ailleurs, l’article 15 de la Constitution confère au président le titre exclusif de chef des armées. Trump a compris qu’un tel arrangement était donc possible au sein même d’une république.

Les signes viennent parfois de Truth Social. En février 2025, alors que ses décrets et ses projets de refonte de l’État fédéral étaient censurés par les cours de justice, il diffusa une sentence restée célèbre : « Celui qui sauve sa patrie ne viole aucune loi. » 

« He who saves his Country does not violate any Law », citation pseudo-napoléonienne publiée par Donald Trump sur son réseau Truth Social, le 15 février 2025. Capture d’écran.

Cette formule est souvent (à tort) attribuée à Napoléon Bonaparte. Elle suscita une vive réaction aux États-Unis, où l’on y vit la profession de foi d’un césarisme assumé, l’idée que la légitimité du chef prime sur les codes et les tribunaux. Cette vision plébiscitaire du pouvoir, qui place l’exécutif au-dessus des institutions, heurte de front la tradition américaine. Mais l’idée du Sauveur renvoie, une fois encore, à quelque chose de français, la tradition providentielle royale.

Napoléon ressurgit dans le projet d’un arc de l’Indépendance destiné à Washington, dont la hauteur, 76 mètres, est censée éclipser l’Arc de triomphe. Le monument devrait être érigé sur le rond-point de Columbia Island, sur Memorial Drive, entre le pont Arlington Memorial et le cimetière national d’Arlington. Le 15 octobre 2025, Trump a montré aux journalistes, dans le Bureau ovale, une maquette posée sur son bureau. 

Interrogé sur le destinataire de ce monument, il a répondu : « Moi. Et ça va être magnifique. » L’appellation « arc de l’Indépendance » était ainsi quelque peu détournée. En juillet 2026, L’Arc de Trump n’est pas encore construit, mais le projet a franchi le stade de l’idée pour atteindre celui de l’approbation préliminaire, avec des travaux préparatoires engagés sur le site.

L’or et le bal

De l’armée aux pierres, la distance paraît grande. Elle ne l’est pas tant que cela : le pouvoir qui rêve de commander seul aux armées rêve aussi, presque nécessairement, de loger seul dans un palais. C’est à ce second chantier, plus intime (et plus doré), que Trump a consacré une part disproportionnée de son second mandat.

C’est peut-être le troisième exemple dont on a le plus parlé : la salle de bal de la Maison-Blanche, rupture assumée dans l’histoire de ce lieu emblématique de la démocratie américaine. Une différence fondamentale séparait, jusqu’ici, la Maison-Blanche de l’Élysée. La première fut pensée comme la demeure d’un premier magistrat, comptable devant le peuple, et locataire temporaire des lieux. Le second est un hôtel particulier, devenu palais, habité par des présidents et par un empereur. 

L’Élysée dispose d’un attribut rare pour un palais présidentiel occidental : une salle des fêtes monumentale et élégante, capable d’accueillir les vœux de la République, comme les dîners d’État et les conférences de presse présidentielles. La Maison-Blanche ne possède rien de tel, et chaque visiteur y ressent la modestie d’une maison, qui n’est pas un palais, parce que le président n’est pas un roi et parce que les rois doivent se plier aux règles républicaines.

C’est cette salle des fêtes française qui éclaire l’actuel chantier, très controversé, du White House State Ballroom : une extension colossale, destinée à doter l’exécutif américain d’un espace de réception digne d’une cour royale européenne. 

Pour Trump, le pouvoir doit se donner en spectacle, ce qui n’est pas sans rappeler Louis XIV, qui inventa ce principe dans l’exercice du pouvoir moderne, allant jusqu’à jouer lui-même à Versailles dans une pièce de Molière, ce qui est peut-être aussi étonnant à l’époque qu’un combat de MMA dans le jardin de la Maison Blanche en 2026.

Le même calcul semble présider au choix des dorures de la Maison-Blanche, où l’ornement tient lieu d’argument d’autorité.

Sur cette photo de réception officielle, on peut isoler à l’aide d’un projecteur l’une des pièces du nouveau décor, un portrait sous cadre d’or parmi la constellation d’ors et dorures qui recouvre désormais les murs. Photo officielle modifiée par Sheerwood

La vérité surgit sans détour à Évian. Lorsqu’un journaliste lui demande ce qui l’avait décidé à participer au dîner de Versailles, en marge du sommet du G7. Il ne s’agissait pas, répondit-il en substance, de placage or : Versailles était, selon lui, le plus beau palais du monde, « the real deal ».

Emmanuel et Brigitte Macron accueillent Donald Trump dans la cour de Marbre du château de Versailles, pour le dîner offert en marge du sommet du G7.

L’ironie voulut qu’on lui inflige de signer à Versailles même l’un des accords les plus fragiles et, aux yeux de certains humiliants, le protocole diplomatique avec l’Iran.

Versailles demeure, chez Trump, une obsession ancienne. La salle de bal de Mar-a-Lago, en Floride, fut explicitement inspirée de la galerie des Glaces. Il dispose, en Floride, d’un artisan, son « gold guy », spécialiste de la dorure.

Le hall d’apparat du club Mar-a-Lago, à Palm Beach : arcades à colonnes corinthiennes dorées, plafonds à caissons rehaussés d’or, lanternes hispano-mauresques. Luv Rox Photography

On se souvient d’un épisode cocasse : en avril 2025, une délégation américaine, menée par Marco Rubio et Steve Witkoff, reçue à l’Élysée pour évoquer la situation en Ukraine, donna lieu à une scène où le promoteur immobilier et homme de main du président américain comparait les dorures du palais français à Mar-a-Lago, donnant le sentiment que c’est la Floride qui a inspiré l’Élysée. Moment gênant, qui confirme l’évidence du lien entre Trump et le style Louis XIV, énoncé avec candeur et sans complexe par ses proches. On en trouve trace de sa faveur pour le style « Louis XIV sous stéroïdes » dans son très ancien triplex de trois mille mètres carrés à New York, fresques au plafond et or à profusion compris.

Donald Trump, Melania et leur fils Barron posent dans le salon du triplex de la Trump Tower, à New York : fauteuils dorés de style Louis XV, colonnes à chapiteaux d’or, plafond à fresques et lustres de cristal, avec un lion en peluche grandeur nature. Photo Régine Mahaux / MT, 2010.

Forger un style empire

Mais c’est de l’histoire ancienne.

En 2025, le même geste anime le relooking du Bureau ovale entrepris lors du second mandat. Le Washington Post en a tiré le portrait d’un nouveau Roi-Soleil (« Sun King »), fustigeant des choix décoratifs jugés incompatibles avec l’esprit américain (un-american). 

Dans le détail, l’exécutif a rompu avec la réserve coutumière pour adopter une grammaire baroque empruntée au style français du XVIIIᵉ siècle — ou, à défaut de pièces d’époque dans le mobilier de la Maison-Blanche, au style Empire. Sur le manteau de la cheminée, où poussait historiquement un lierre, s’alignent désormais candélabres et vases dorés : dans la maison même où George Washington avait exigé un style « simple et soigné », destiné à conjurer le spectre des cours européennes et à marquer la rupture de la jeune République avec la superbe monarchique.

Le journal espagnol El País, dont la vigilance à l’endroit de la monarchie ibérique et donc de la monarchie en général, n’est plus à démontrer, a enquêté sur la composition exacte des pièces choisies pour la cheminée : cinq ornements en vermeil offerts à Eisenhower, deux corbeilles de style Empire datant de l’époque Nixon, deux surtouts de table en bronze doré que James Monroe avait commandés en 1817 au bronzier de l’empereur, Pierre-Philippe Thomire. Pour obtenir l’effet Roi-Soleil, l’administration a donc sélectionné des pièces fabriquées en France sous le Premier Empire et la Restauration, ou qui en reprennent les codes : symétrie stricte, dorure lourde, motifs d’aigles et de lauriers.

L’affaire devient troublante lorsque l’on découvre le goût maximaliste de Trump pour l’or à la feuille 24 carats, qui donne, à quiconque a vu le Bureau ovale de près ou même en vidéo, une impression de peinture à la bombe. Cette impression est due à des raisons techniques précises. Croyez-moi, un homme né à Versailles, comme Louis XIV, n’aurait jamais employé l’or à 24 carats : il est trop jaune, presque fluorescent. Les doreurs lui préfèrent des alliages entre 18 et 22 carats, aux nuances plus douces et cuivrées, et travaillent la patine, une couche sombre appliquée dans les creux pour créer des ombres, les reliefs seuls étant brunis. 

Autre détail piquant : les experts qui ont observé le chantier ont remarqué que les moulures et les chérubins manquaient de finesse, car l’or est habituellement posé sur du bois sculpté à la main ou du stuc, des matériaux qui produisent des lignes organiques. À la Maison-Blanche, la feuille d’or 24 carats recouvre des moulures modernes en polyuréthane ou en résine injectée, le type de résine de qualité que l’on trouve par exemple chez Leroy Merlin. Le plastique se devine sous l’or. Trump lui-même a confié sur Fox News qu’il avait eu recours à de la peinture métallique, faute de pouvoir tout dorer à la feuille. Le Bureau ovale, très sollicité par les journalistes que Trump y reçoit volontiers, doit enfin composer avec un éclairage puissant et blanc qui accentue l’effet raté : on se croirait davantage à Las Vegas qu’à Versailles.

L’or de la reine et celui du général

Melania Trump n’échappe pas à l’inconscient français du pouvoir : de la destruction de la roseraie de Jackie Kennedy au documentaire hagiographique à 75 millions de dollars, en passant par la veste « I really don’t care » portée en visite dans un centre de rétention, la Première dame s’est vue accoler la figure de Marie-Antoinette — reine étrangère, distante et recluse — jusque par son ancienne directrice de la communication et par les manifestants en perruque poudrée du Kennedy Center. 

Or ces signes ne sont pas anodins. Dans un régime représentatif, rien de la représentation qu’un pouvoir donne de lui-même ne reste étranger à son exercice. Et l’ironie veut que ce théâtre se joue dans une ville dessinée par Pierre Charles L’Enfant, élève de la géométrie versaillaise : en infléchissant Washington vers un registre impérial, Trump ne défigure pas seulement la capitale, il en réveille le refoulé.

Dans toutes les approximations d’une hypothèse qui mériteraient d’être étudiées de manière plus systématique, il est probable que ce refoulé ait un modèle vivant : la Cinquième République. 

Le régime de 1958, unique en son genre parmi les démocraties, offre à Trump ce que le système américain ne pouvait produire seul : le spectacle d’une démocratie d’apparat ordonnée autour d’un monarque républicain logé dans des palais d’Ancien Régime et chef des armées de droit. Le parallèle avec de Gaulle, établi avec une précaution extrême tant les deux hommes diffèrent, met en lumière un mécanisme commun : celui d’une Constitution qui se love autour d’une personne 1

Il n’est pas possible d’achever cet essai sur le pouvoir irrésistible des images sans mentionner l’emprunt le plus lourd de conséquences, qui est militaire : en esquivant le War Powers Resolution pour faire la guerre sans le Congrès, le président américain applique-t-il, consciemment ou non, la doctrine française du président « monarque militaire », que l’article 35 autorise à engager seul les forces armées — ce qu’illustrait déjà, à l’été 2013 face à la Syrie, le contraste entre Hollande, maître solitaire du feu, et Obama, suspendu à un Congrès réticent ? 

Ce miroir doit servir dans les deux sens : la Constitution de 1958, avec l’article 16, le référendum plébiscitaire et les artifices de la révision directe, fait de la France une République à double détente, authentiquement démocratique et potentiellement autoritaire. C’est cette pente, et non le goût du faste, que la France ferait bien d’observer chez son allié, au risque de la reconnaître, un jour, chez elle.

Sources
  1. L’historien Julian Jackson cite des télégrammes diplomatiques de l’Ambassadeur Britannique, Gladwyn Jebb, où il suffit de substituer le mot « Général » par le mot « Trump » pour qu’ils fonctionnent encore : « le Général ne ressemble à personne, ni physiquement ni psychologiquement. Il est à coup sûr un grand acteur ». Le même ambassadeur écrivait encore : « Souvent, il ne dit pas la vérité, mais quand on est en face de lui, il est presque impossible de se rappeler qu’il est peut-être en train de vous tromper. ». Ou encore Pompidou, cité par Jackson, confiant par exemple : « On ne sert bien le général qu’en lui cachant certaines choses ; il n’a pas besoin d’excitants, mais de tranquillisants. »