Selon les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables devraient atteindre 2 200 milliards de dollars cette année, soit près du double des investissements dans les hydrocarbures (pétrole, gaz naturel et charbon notamment).

Mais s’ils diminuent à l’échelle mondiale, les investissements dans le gaz naturel sont en nette augmentation aux États-Unis depuis le retour au pouvoir de Trump.

  • Pris dans leur ensemble, les investissements dans le secteur gazier devraient bondir de 34 % – alors que les investissements dans le solaire et l’éolien devraient se contracter de 14 % 1.
  • Ainsi, en 2026, les investissements dans le charbon et le gaz aux États-Unis devraient dépasser ceux de la Chine, avec plus de 50 milliards de dollars (+ 66 % par rapport à l’année précédente), contre environ 47 milliards pour Pékin et 12 milliards en Europe.
  • Selon Global Energy Monitor, près d’un tiers (30 %) des capacités de production d’électricité à partir de gaz en construction – ou annoncées – dans le monde se trouvent aux États-Unis. Celles-ci représentent environ 208 GW, soit plus que la capacité totale au gaz actuellement installée en Chine.

La hausse des investissements dans le gaz compense la baisse des investissements dans les énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien, qui bénéficiaient de crédits d’impôt durant le mandat de Joe Biden, dans le cadre de l’Inflation Reduction Act. Le budget adopté l’an dernier par Trump prévoit que les projets d’installation de nouvelles capacités renouvelables lancés après le 4 juillet 2026 ne bénéficieront plus de ces avantages fiscaux 2.

Ces nouvelles centrales au gaz permettront notamment d’alimenter les mégacentres de données actuellement en construction dans le pays.

  • À eux seuls, les centres de données représenteront plus de la moitié de l’augmentation de la demande d’électricité (estimée à 2 % par an en moyenne d’ici 2030) aux États-Unis.
  • Plus d’un cinquième (21 %) des turbines à gaz commandées l’an dernier dans le pays devraient être installées directement sur les sites des centres de données.
  • Ces turbines, plus petites que celles utilisées dans les centrales classiques, émettent également plus de gaz à effet de serre par unité d’électricité produite que les centrales à cycle combiné classiques.
Sources
  1. World Energy Investment 2026, Agence internationale de l’énergie, 28 mai 2026.
  2. À part s’ils sont mis en service au plus tard le 31 décembre 2027.