Yves Trotignon


La tentative d’attentat à la ricine à Cologne organisée par une cellule de l’État Islamique et déjouée par la police allemande témoigne que des attaques non conventionnelles, normalement plus complexes à gérer, sont encore possibles.

La France est l’un de pays européens les plus concernés par le phénomène des “foreign fighters”, les jihadistes partis combattre à l’étranger, et qui devraient tenter de regagner l’Europe à la suite des défaites de l’EI. Problème  : si nombre d’entre eux ont déjà été interceptés, des centaines manquent encore à l’appel.

Conçues en théorie pour réinsérer les détenus dans la société, les prisons européennes sont depuis longtemps un foyer de recrutement et de radicalisation qui aliment le mouvement islamiste sans que pour l’instant aucune solution n’ait été trouvée.

Paris a accueilli les 25 et 26 avril la conférence internationale No Money for Terror consacrée à la lutte contre le financement du terrorisme islamiste. L’événement, auquel participaient plus de 70 pays et qui accueillait certains des chercheurs les plus pertinents sur la question, visait à renforcer encore les outils permettant de détecter et d’interrompre les flux financiers alimentant Al Qaïda, l’Etat islamique et leurs alliés.