Antonio Vaya Soler


Au cours de la Conférence Générale de l’Agence International de l’Énergie Nucléaire (AIEA) qui s’est tenue à Vienne le 17 septembre 2019, le consortium composé par le CEA, EDF, Naval Group et TechnicAtome, a communiqué le nom de ce qui sera le futur Small Modular Reactor (SMR) de conception française : NuwardTM. Avec quatre SMRs déjà en construction dans le monde et d’autres acteurs privés ou publics comme NuScale qui font des progrès significatifs, la France rejoint ce marché avec un peu de retard. Cependant, grâce à une approche collaborative permettant d’exploiter les compétences présentes dans l’hexagone, mais aussi à l’international, l’industrie nucléaire française espère pouvoir construire les premiers NuwardTM à partir de 2030. Un pas nécessaire vers la compétitivité de cette technologie qui dépendra largement des possibilités de déploiement à grande échelle.

Le 24 Juillet 2019, en raison de fortes chaleurs, EDF annonçait le retrait de 5 GW du réseau français. Cette baisse de puissance se fait principalement pour des raisons environnementales. Les centrales nucléaires ont de fait bien été conçues pour tolérer de forts besoins en refroidissement et des agressions externes comme les épisodes caniculaires. Les centrales nucléaires peuvent être adaptées pour résister à des climats encore plus sévères. Ce fut par exemple le cas pour la centrale de Barakah aux Émirats Arabes Unis, ou même en France avec le projet « Grands chauds » créé après les canicules de 2003 et 2006. Comment les fortes chaleurs affectent-elles les centrales nucléaires ?

La ville de Vancouver au Canada a été l’hôte du Sommet entre le Clean Energy Ministerial (CEM) et la Mission Innovation (MI) du 27 au 29 mai 2019. L’une des particularités du sommet a été la mise en avant de l’énergie nucléaire comme outil de la transition énergétique, ainsi que la présence d’une « délégation jeunesse » de 60 étudiants et jeunes professionnels issus de 25 pays et de toutes les régions du Canada.

La Commission allemande sur la croissance, les changements structurels et l’emploi a proposé en ce début d’année de sortir progressivement de l’économie charbonnée d’ici 2038. Dans un pays où le charbon et le nucléaire représentent à eux deux 55% de la production d’électricité en 2016, cette décision pourrait conduire à un affaiblissement du système de production d’électricité. En ce sens, le ministre allemand de l’Économie Peter Altmaier a ouvert un cycle de discussion avec les ministères de l’énergie de 11 pays voisins afin de renforcer la coopération dans des domaines comme la sécurité de l’approvisionnement et le marché de l’électricité.

Par un nouveau projet de taxonomie de la finance verte, le Parlement européen a décidé de rayer l’énergie nucléaire de la liste des investissements bénéficiant du label européen d’investissement vert. Une fiche d’approfondissement pour expliquer pourquoi cette décision pourrait remettre en question l’efficacité de la politique de décarbonisation de la Commission européenne et rendre la transition énergétique beaucoup plus difficile sur le long terme.

La Programmation pluriannuelle de l’énergie, dont la publication officielle était attendue – et repoussée – depuis plusieurs mois, a été révélée par le gouvernement le 25 janvier. Au programme : entretien et mutations du parc nucléaire existant, et analyse de la pertinence de l’approche française du soutien aux énergies renouvelables sur les dix prochaines années.