Résultat pour : mercosur


Le 28 juin, l’accord de libre-échange entre l’Union et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) a été annoncé. Le processus de coopération entre les deux blocs a été initié il y a plus de vingt ans  : un premier accord de coopération a été signé en 1992, promulgué plus tard en 1995. Le processus a stagné depuis 2004. Le gouvernement Bolsonaro a dirigé la reprise des négociations du côté sud-américain, contribuant ainsi à la projection du Brésil sur la scène internationale.

Face à l’hostilité des États-Unis de Donald Trump à l’égard du libre-échange et des règles qui structurent les relations internationales, de nouveaux acteurs peuvent revitaliser et redéfinir l’ordre mondial libéral. L’accord conclu entre l’Union et le Mercosur le 28 juin dernier représente, dans cette perspective, une opportunité cruciale. Mais le temps presse.

La signature d’un accord commercial entre le Mercosur et l’Union agite la sphère politique et la société civile depuis quelques semaines. Perçu comme une grande opportunité économique par ses partisans et une atteinte aux engagements climatiques et aux réglementations sanitaires européennes par certains syndicats et ONGs, l’accord divise.

La publication de documents par la Commission européenne et par le Ministère des Relations Extérieures et du Culte argentin spécifiant certains points de l’accord entre l’Union et le Mercosur ont déclenché une série de débats entre figures politiques, journalistes et citoyens argentins. Si les polémiques sont avant tout structurées autour de la capacité de l’industrie argentine de faire face à la concurrence européenne, d’autres points comme la libéralisation des marchés publics ou les limites imposées aux entreprises publiques ont aussi été soulevés.

Dans une Allemagne qui se prépare à la guerre et qui acte la fin de la suprématie américaine, le chancelier annonce une nouvelle hégémonie continentale.

À Munich, Friedrich Merz a tenu une ligne que la politique allemande avait laissé enfouie depuis longtemps  : le gaullisme.

Nous le traduisons.

L’ajustement a un avantage  : il permet de tirer les leçons des erreurs du passé.

Nous avons le droit de nous tromper — mais nous ne pouvons pas ne pas essayer.

Pour l’ancien ministre français de l’Économie, face à l’impérialisme prédateur de Trump et de Xi, il faut une Europe des six.

Une perspective signée Bruno Le Maire.