Résultat pour : mercosur


Après l’été de «  l’humiliation  », la présidente de la Commission européenne fait face à une défiance inédite révélée hier par notre sondage exclusif.

Dans un discours sur l’état de l’Union particulièrement attendu, elle a cherché à proposer un nouveau dispositif.

Sera-t-il suffisant pour répondre aux Européens  ?

Nous publions son discours dans une version intégrale et le commentons ligne à ligne.

Selon Cecilia Malmström, qui a dû négocier avec la première administration Trump, l’Union s’est engagée à Turnberry sur une voie particulièrement dangereuse.

Au-delà de la capitulation sans résistance, la Commission a surtout pris le risque de présenter comme un «  accord  » une discussion dont tous les termes peuvent encore totalement changer.

En menaçant hier d’augmenter les droits de douane si l’Europe ne lui donnait pas directement 600 milliards de dollars, Trump vient tranquillement de s’engouffrer dans la brèche — ouvrant une nouvelle phase d’incertitude.

«  Ouverture au monde et protection des frontières extérieures  ; ouverture interne et préférence européenne — c’est ce double équilibre qu’il faut bâtir.  »

Avant un Conseil européen clef, un sommet de l’OTAN sous tension et une visite en Chine très attendue, l’Union est à un tournant.

Pour évoquer les transformations majeures dans lesquelles est plongé le continent, nous avons rencontré le Vice-président exécutif de la Commission européenne à la Prospérité et à la Stratégie industrielle, Stéphane Séjourné.

«  Nous sommes en train de dépasser un vieux clivage entre le Nord et le Sud, les frugaux et les dépensiers.  »

Dans une Europe tournée vers l’investissement, Madrid veut sa place au centre du jeu — et l’Espagne entend bien devenir un moteur de la croissance continentale.

Après le choc de la méga-coupure électrique et au cœur des négociations commerciales avec la Maison-Blanche de Donald Trump, nous rencontrons le ministre espagnol de l’Économie, du Tourisme et du Commerce.

L’Union européenne a vécu dans une illusion en pensant être un pôle fort du monde post-guerre froide.

À partir des années 2010, elle a été frappée par un affaiblissement géopolitique et économique dans ses voisinages — où le ring of friends qu’étaient supposé construire les partenariats méditerranéen et oriental s’est transformé en un ring of fire.

Pour sortir de l’impasse de la westlessness, l’Union devrait jouer de sa spécificité au sein du groupe occidental.

«  L’accord annoncé avec la Chine n’a rien d’un ‘deal’  : les États-Unis ont tout simplement cédé.  »

Pour Abraham Newman, les tarifs de Trump sont d’abord le fait d’un roi qui veut enrichir sa famille et plaire à sa cour — ils fragilisent la puissance américaine.

Face à cette disruption néo-monarchiste, l’Europe devrait accélérer la conclusion d’accords commerciaux avec le reste du monde.

Grand entretien.

Alors que la «  pause  » dans la guerre commerciale de Trump épargne — partiellement et temporairement — les Européens, la visite de Pedro Sánchez a Pékin a beaucoup fait débat.

L’Espagne est-elle aux avant-postes d’un changement de cap dans la politique chinoise de l’Union  ?

Nous avons interrogé son ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares.