Les crises régionales peuvent-elles déstabiliser le multilatéralisme ?
Lors de la dernière session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, l’Amérique latine a montré ses divisions. Une étude.
Les crises régionales peuvent-elles déstabiliser le multilatéralisme ?
Lors de la dernière session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, l’Amérique latine a montré ses divisions. Une étude.
Président du Forum de Paris sur la Paix dont la troisième session commence aujourd’hui, Pascal Lamy nous explique la stratégie de cette initiative à l’échelle mondiale et la doctrine qu’elle propose : pour remédier à la crise du multilatéralisme, dans un monde qui restera parfaitement chaotique malgré le crépuscule de Donald Trump, la clef est le polylatéralisme.
D’après un article publié par la BBC le 30 Octobre, le gouvernement anglais serait prêt à donner son accord pour la construction d’une nouvelle paire de réacteurs EPR sur le site de Sizewell C. Cette annonce arrive une semaine avant la parution d’un article publié par le Financial Times annonçant le possible soutien public pour le développement d’un programme nucléaire de 16 petits réacteurs modulaires, avec un design domestique proposé par l’entreprise Rolls-Royce. A un an de la COP 26, le Royaume-Uni enverrait ainsi des signaux politiques en faveur du nouveau nucléaire, avec des nouvelles perspectives qui pourraient se dessiner aussi en Europe avec une intervention plus importante des États dans le financement des nouveaux projets.
L’époque où le monde semblait être façonné par les forces du marché semble en passe de se terminer. Le capitalisme politique est en pleine expansion, en Chine et ailleurs. Les États-Unis eux-mêmes favorisent l’imbrication instrumentale et réelle des objectifs économiques et des exigences de sécurité nationale, tandis que le modèle français s’affirme de plus en plus sur le Vieux Continent. Le défi crucial portera sur la technologie : l’Amérique et l’Europe ne pourront le relever qu’en revigorant l’alliance transatlantique.
Ce lundi, la COP26 devait commencer à Glasgow sous la présidence britannique. Elle est reportée à l’année 2021. Parmi les bouleversements récents, les préoccupations écologiques de moyen et long terme ne doivent pas être oubliées.
Selon Michel Duclos, l’élection de Joe Biden à la Maison Blanche est une occasion à ne pas manquer pour les Européens. Mais pour créer un nouveau consensus, encore faut-il être à même de proposer une « offre européenne » à Washington sur les questions de géoéconomie.
Suspendus en Europe aux résultats des élections américaines, il faut cesser, enfin, de voir la souveraineté comme une statue de cire intouchable : l’histoire et la philosophie nous apprennent qu’une souveraineté partagée est possible.
Aujourd’hui, les Américains éliront leur nouveau président pour 4 ans, dans un scrutin lourd d’enjeux pour l’Europe.
Quatre ans après, Trump a-t-il changé la pratique du pouvoir aux États-Unis ?
Alors que les liens qui unissent l’Europe et l’Amérique latine sont anciens, la coopération entre ces deux espaces n’est pas aussi développée qu’elle le devrait. Le Haut Représentant Josep Borrell lance un appel à élever les relations bilatérales entre l’Union européenne et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes.