Résultat pour : la chine


Cet été, la Russie ne diffuse pas les Jeux olympiques de Paris 2024 — et les 15 athlètes russes à Paris jouent sans bannière et sans hymne.
Mais en juin, la ville de Kazan a accueilli les Jeux des BRICS — l’une des alternatives pour faire exister le sport russe hors des cadres internationaux dont il aurait été «  cancel  » à la suite du scandale du dopage et de l’invasion de l’Ukraine. Dans la fabrique russe du sport «  du futur  », nous traduisons un texte clef de l’un des penseurs de ce modèle, au service du projet politique de Poutine.

Comparer les tableaux de médailles de médias américains à ceux de n’importe quel autre pays nous place face à un constat troublant  : l’équipe olympique américaine est toujours première aux États-Unis, alors qu’elle est actuellement 7ème dans le reste du monde. Depuis les premiers Jeux modernes, l’écosystème médiatique américain classe les pays en fonction du total de médailles — et non de médailles d’or.

Pour le Premier ministre hongrois, le monde est à un point de rupture amené par la décadence et la déchristianisation de l’Occident. Afin de naviguer habilement cette phase de déclin, Orbán appelle à reconnaître la nouvelle domination chinoise et renforcer les liens de l’Europe avec Poutine. Dans la vision spenglérienne de l’histoire exposée lors de son discours du 27 juillet à l’université d’été de Bálványos, l’Europe doit lier son futur géopolitique à la victoire de Trump.

Le contrat social nordique nous semble étrangement lointain — tout comme nous semblent désormais lointaines la pandémie et ses secousses. Pourtant, dans l’autonomie du technique par rapport au politique qui caractérise la Scandinavie, il y a un modèle de bonne gouvernance exportable. Fabrizio Tassinari a rencontré Anders Tegnell, épidémiologiste et architecte de la réponse de la Suède au Covid-19. Trois ans plus tard, il tire les leçons d’une résilience singulière.

Plus de la moitié des Russes considère qu’une troisième guerre mondiale est au moins probable dans les prochaines années.

De «  l’acceptabilité  » de l’usage de l’arme nucléaire à la victoire finale contre l’Ukraine, les données du dernier sondage de Russian Field donnent un aperçu unique de l’opinion des Russes sur la guerre depuis février 2022. Si la constante d’un alignement sur le Kremlin est majoritaire, cette étude — dont la production ne peut être détachée du contexte autoritaire de la Russie de Poutine — révèle aussi d’importantes disparités dans la population.

Blocage, répétition, fuite en avant. La nouvelle équation du politique est en train d’exercer une pression dangereuse sur l’infrastructure la plus critique en Europe — la démocratie.
Pour bâtir un arc de sécurité démocratique continental, Alexandre Escudier et Nicolas Leron articulent une proposition en 7 points.

1 heure. 32 minutes. 20 secondes.
C’est le plus long discours prononcé par celui qui est plus connu pour ses tweets que pour ses oraisons. À Milwaukee, quelques jours après la tentative d’assassinat contre lui et avant le retrait de Biden, Trump n’a pas seulement détaillé son programme. Il a aussi «  fait du Trump  » à outrance — allant jusqu’à convaincre certains démocrates que la campagne était, encore, gagnable.
Nous le traduisons intégralement et le commentons.

Sans hymne, sans drapeau, les quelques athlètes russes présents à Paris concourront sous bannière neutre. Cette année, aucune chaîne de télévision russe ne diffusera les Jeux Olympiques. Pourtant, l’arsenalisation du sport en Russie a une histoire longue — un passé soviétique réactivé à l’ère Poutine.

La grand-messe parisienne de l’été 2024, qui focalisera l’attention du monde entier, pourrait être le nouveau théâtre d’une guerre hybride.

Un état de l’art en 10 points par Lukas Aubin, co-auteur avec Jean-Baptiste Guégan de la La guerre du sport. Une nouvelle idéologie (Tallandier, 2024).