Études


Pétrole, charbon, électricité.

Depuis deux ans, les échanges d’énergie entre l’Union et la Russie ont considérablement diminué. Mais il est encore possible de faire bien davantage pour réduire notre dépendance à Poutine.

Une étude clef par les experts de Bruegel.

Hier, on commémorait deux ans de guerre. Que va-t-il se passer demain — alors que le conflit de haute intensité aux portes de l’Union entre dans sa troisième année  ?

Vingt-quatre mois plus tard, le soutien des Européens à l’Ukraine et à l’autonomie stratégique reste majoritaire. Pourtant, de nouveaux clivages apparaissent  : le soutien militaire est en baisse et une inquiétude diffuse émerge sur la stratégie. Nous publions 10 points et 17 graphiques pour étudier les signaux faibles.

Nettoyer les confins, réprimer les ethnies, se débarrasser des «  éléments suspects  ».

Dans cette étude-cadre, premier épisode de notre série «  Violences impériales  », Juliette Cadiot dresse un panorama historique des répressions nationales en Union soviétique. Une xénophobie d’État bientôt érigé en dogme, dont la mémoire a conditionné le monde post-soviétique aujourd’hui en guerre contre la Russie de Poutine.

Le conflit actuel a rappelé une évidence  : on fait toujours la guerre avec des armes.

Deux ans après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, on peut esquisser un premier bilan sur les armements qui ont défini le conflit sur le terrain. Pour s’orienter entre les drones Bayraktar, les Javelin ou encore les Patriot américains, nous avons demandé à plusieurs experts et signatures de la revue de nous aider à y voir plus clair.

Un continuum de violences. Une chaîne de l’impunité.

La guerre impériale n’a pas repris — elle n’a tout simplement jamais cessé. Depuis le 24 février 2022, elle a, une fois de plus, changé de forme. Nous lançons aujourd’hui une série importante, co-dirigée par Juliette Cadiot et Céline Marangé (Mémorial France), qui ouvrira les pages de la revue à des spécialistes des violences d’empire de l’époque soviétique en montrant leurs échos dans le projet de Poutine.

La guerre d’Ukraine est-elle à un tournant  ? La Russie de Poutine est-elle en train de prendre l’avantage  ?

Après deux ans sous haute intensité, le front est bloqué et les armées se recomposent. Que va-t-il se passer maintenant  ? Pour essayer d’y voir plus clair, nous avons demandé à treize spécialistes des questions militaires de raisonner sur le futur de cette guerre à partir de deux interrogations clefs. Voici leurs réponses.

La Russie est-elle vraiment en économie de guerre  ?

À y regarder de plus près, les ressources financières et industrielles de Moscou — mais aussi sa main-d’œuvre — sont loin d’être aussi illimitées que Poutine le prétend. Dans une étude chiffrée, le spécialiste des politiques de défense Pavel Luzin nous plonge au cœur d’une économie de l’armement largement en crise depuis l’invasion de l’Ukraine — et qui repose désormais sur des stocks de l’ère soviétique.

L’invasion de l’Ukraine a changé le monde, mais elle a aussi changé le poutinisme.

À partir d’aujourd’hui, le Grand Continent publiera chaque semaine des textes inédits en français d’idéologues du régime de Poutine. Pour introduire cette série qu’elle dirige, nous revenons avec la spécialiste Marlène Laruelle sur la production doctrinaire du Kremlin, ses leviers et ses évolutions les plus récentes.

L’invasion à grande échelle de l’Ukraine a projeté l’Europe dans le réel en la mettant face à ses propres faiblesses  : industrielles, financières, capacitaires. Confrontés à la prégnance de la menace russe et à la perspective d’un repli américain, nous pouvons encore manœuvrer. Pour mettre en place les mesures nécessaires, l’Union doit adopter la logique d’une guerre longue. Une étude et des propositions — signées François Heisbourg.

Partout, les politiques industrielles se redéploient. Mais comment garantir leur efficacité  ? En Israël, une success story ambitieuse s’est arrêtée net lorsque la coalition d’intérêt qui la sous-tendait s’est affaiblie. Dans cette étude de cas depuis Tel-Aviv, Erez Maggor montre qu’à l’heure de la guerre des capitalismes politiques, la puissance de l’État ne suffit pas à relancer une politique industrielle.