Archives et discours


Aujourd’hui à Washington — devant sa famille et des affidés de dix-huit pays — le président des États-Unis a cherché à dissoudre le multilatéralisme.

L’ordre international se meurt, le nouveau monde tarde à paraître — et dans cet interrègne surgit le Board of Peace.

Nous traduisons ce discours grotesque, qui n’a rien de sérieux mais tout de réel.

Un an après J. D. Vance, le discours de Marco Rubio à la Conférence pour la sécurité de Munich tranche radicalement avec la ligne de Donald Trump sur l’Europe.

Sous les accents d’une ode appuyée à l’entrelacement transatlantique — et l’évocation d’une sublime «  vassalisation heureuse  » —, s’affirme moins la voix du chef de la diplomatie des États-Unis que celle d’un prétendant ambitieux à la Maison-Blanche de l’ère post Trump.

Nous le traduisons.

Du burden sharing au burden shifting, un courant du Pentagone avance un plan pour transformer l’Alliance atlantique.

Derrière les portes closes d’une salle de réunion à Bruxelles, l’influent sous-secrétaire à la Guerre Elbridge Colby a révélé une autre vision des États-Unis pour l’OTAN.

Bruno Tertrais commente cette intervention clef.

Viktor Orbán a peur de perdre — et il est prêt à tout.

Pour disqualifier l’opposition qui pourrait mettre fin à son règne, il la présente désormais comme le pantin d’un complot européen.

Du «  grand remplacement  » à la menace d’une «  guerre mondiale  », il aligne son langage sur celui de Poutine et de Trump.

Nous traduisons son dernier discours de campagne et le commentons ligne à ligne.

À Dubaï, le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé le lancement d’une coalition des volontaires en Europe sur la gouvernance du numérique.

Face aux oligarques des réseaux à la tête d’un «  État failli  », il liste les mesures concrètes de l’Espagne pour «  reprendre le contrôle  ».

Nous le traduisons.

À l’université catholique de Louvain où il recevait le lundi 2 février un doctorat honoris causa, l’ancien président de la Banque centrale européenne a prononcé un discours important.

Après le «  moment Groenland  », il articule les piliers fondamentaux du «  fédéralisme pragmatique  » qu’il appelle de ses vœux pour résister face à Trump et Xi Jinping.

L’intelligence artificielle pourrait nous détruire totalement.

Celui qui l’affirme est à l’origine de Claude, l’une des IA les plus utilisées aujourd’hui.

Le patron d’Anthropic en est convaincu  : sans un sursaut, l’humanité peut s’effondrer.

Nous publions la première édition critique intégrale de l’essai de Dario Amodei sur «  l’adolescence de la technologie  » — le texte à lire absolument pour comprendre de quoi l’on parle vraiment lorsqu’on dit que l’IA est dangereuse.