Comptes-rendus


En restant flou sur le cadre de l’affrontement qu’il met en scène, le film événement avec Leonardo DiCaprio risque d’être contreproductif pour la gauche.

Au pays de Donald Trump, sur la pente de l’autoritarisme, il pourrait accélérer le pire et donner à la réaction des prétextes.

Les leçons de la réception américaine du dernier Paul Thomas Anderson par un historien du nazisme.

Dans son dernier livre, Juan Sebastián Carbonell esquisse une hypothèse  : la trajectoire technologique qu’emprunte aujourd’hui l’IA n’est pas la perversion d’un outil neutre. Elle est inscrite dans un projet structurel qui remonte au taylorisme.

Face à cette mutation brutale, le monde du travail devrait la plier à ses limites en puisant dans le répertoire du refus.

Une bifurcation est possible.

Comment penser la guerre à nouveaux frais alors qu’elle est de retour dans des sociétés qui l’avaient longtemps refoulée  ?

Comment nommer les nouvelles formes de conflit et les nouvelles figures de la violence à l’ère de l’IA et des drones  ?

Antony Daliba montre qu’une typologie de la guerre est toujours concevable  : derrière la variété apparente des affrontements, les moyens des belligérants sont finalement toujours limités.

Alexandre Escudier recense un ouvrage ambitieux qui propose rien moins qu’un modèle théorique de la guerre au XXIe siècle.

«  La science économique a cessé d’étudier l’économie.  »

À partir de cette affirmation, l’historien du capitalisme Jonathan Levy cherche à redéfinir cette discipline non pas à partir d’une méthode, mais d’un sujet.

En relisant Veblen, Fischer et Keynes — mais aussi Freud et Wittgenstein — il construit une définition de l’économie capitaliste qui remet au centre le concept de stock.

Pour comprendre son ambitieux projet de refondation théorique, nous l’avons rencontré.

«  Beaucoup de gens se bercent d’illusions sur le monde qui les entoure. Ils partent du principe que les structures vont tenir. Mais la vie — et les systèmes qui la soutiennent — est d’une fragilité stupéfiante.  »

Pendant trente ans, Laurence Rees a mené des entretiens avec d’anciens nazis pour ses documentaires.

Dans La Pensée nazie, il en tire des enseignements pour le présent.