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L'essentiel


La semaine dernière, le constructeur automobile chinois Great Wall Motors a présenté son modèle entrée de gamme de véhicule électrique, la ORA R1. Une citadine au prix bien inférieur à celui des modèles européens équivalents, censée accélérer le passage à la mobilité électrique dans le pays le plus énergivore du monde.
Selon une enquête de l'Institut Levada, 66 % des Russes souhaiteraient revenir à l'ancien régime soviétique. Les raisons de ce regret seraient plus ou moins les mêmes que les années précédentes (disparition du système économique et social, fin du bipolarisme mondial avec Moscou comme protagoniste, entropie sociale et liens affectifs avec l’ancien régime), mais aujourd'hui, la désillusion s'est encore accrue en raison de la douloureuse réforme des pensions. La "nostalgie" des plus jeunes est encore un fait à interpréter.
Alors que les partis de droite ont brandi la lutte anti-corruption comme slogan pour se faire élire dans plusieurs pays latino-américains et que le dernier sommet des Amériques en avril en a fait sa priorité, la corruption persiste. Les cas de corruption ont fait que de nombreux élus politiques ont été démis de leurs fonctions, provoquant ainsi une forte instabilité politique, avec trois vice-présidents en mois d’un an en l’Equateur. Par ailleurs, la lutte contre la corruption apparaît souvent utilisée à des fins de règlement de comptes politiques.
Moscou. On dit le Russe fataliste. C’est cela qui, peut-être, explique son goût pour la morale fontainienne. Aussi suffit-il, comme lui raconte désormais une anecdote populaire, de demander au Russe s’il votera la prochaine pour Poutine, pour qu’un non ou qu’un oui fassent indifféremment tomber tout entier le fromage. Le résultat serait-il toujours le même ?
Kiev. La crise ukrainienne est un enjeu territorial et sécuritaire incontournable de cette décennie, impliquant une confrontation très large entre l’Union européenne et la Russie. Le 31 mars prochain, les Ukrainiens seront amenés à élire leur nouveau président lors d’un scrutin probablement historique. L’élection de Petro Porochenko le 7 juin 2014 a ouvert une période nouvelle en Ukraine. Elle a permis l’intensification de la lutte contre une corruption endémique et un système oligarchique toujours puissant. La rupture reste pour l’heure incomplète, tant ces deux phénomènes sont profondément structurels dans le pays et brident l’ampleur des réformes qui y sont entreprises.
Belgrade. Les Balkans ne connaîtront vraisemblablement pas de tournant majeur en 2019, la région étant marquée par des dynamiques déjà connues : accord gréco-macédonien sur le nom de la Macédoine, création controversée par le Kosovo d’une armée sur fond de tensions croissantes avec la Serbie, accroissement des influences chinoise et russe…
Shenzen. Les grandes économies de la planète sont engagées dans une course pour le développement et la commercialisation de la 5G, le prochain standard de l'internet mobile qui succèdera à la 4G. La 5G devrait entraîner un changement de paradigme, avec des vitesses de transmission de plusieurs gigabits de données par seconde, qui rendront profiteront aux objets connectés (internet of things), au cloud mobile, aux véhicules autonomes.
Bruxelles. Si pour beaucoup d’européens, l’année 2018 a pu être synonyme de crise et de défiance sur le continent, il y a un domaine qui semble avoir échappé à la règle : la défense. C’est en effet sur ce sujet d’ordinaire si national que le consensus européen semble aujourd’hui le plus fort, allant même jusqu’à rallier un soutien d’une Grande-Bretagne en plein Brexit. Les discours à ce sujet ont été clairs : pour la première fois dans l’Histoire de l’UE, président français et chancelier allemand ont appelés, simultanément, à la création d’une « armée européenne » indépendante du puissant allié américain.
Rabat. Cette année se tiendra un sommet exceptionnel de l'Union du Maghreb Arabe (UMA). Cette organisation créée en 1989 n'avait pas réuni les chefs d'État concernés depuis le sommet de Tunis en 1994. L'intégration régionale au Maghreb est l'une des plus faible au monde et elle est régulièrement pointée du doigt par les institutions internationales chargées des questions de développement.
Erevan. Cette année, les Arméniens ont reçu leurs cadeaux de Noël en avance : le 9 décembre, le Premier ministre Nikol Pachinian, porté au pouvoir par la révolution de velours (avril-mai 2018), a obtenu une victoire écrasante aux élections législatives avec plus de 70 % des voix. Les anciens partis, tant décriés durant les manifestations de ce printemps, n’ont pas trouvé leur compte sous le sapin : encore aux rênes du pays il y a six mois, le Parti républicain se retrouve sans un seul siège au parlement. L’enthousiasme d’une grande partie des Arméniens, et en particulier de la jeunesse, pour le nouveau Premier ministre, est indéniable.