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L'essentiel


Dans sa nouvelle stratégie arctique, le ministère de la défense des États-Unis confirme l’orientation de l’administration Trump dans la région, mettant une fois de plus en avant une « nouvelle ère de compétition stratégique ». En particulier, la stratégie, qui considère l’Arctique dans le contexte global, cible particulièrement la Chine, en ne reconnaissant pas d’autre revendication que celle basée sur la souveraineté territoriale.
Suite à la renonciation du Brésil, fin novembre 2018, à accueillir la COP25, le Chili a été élu pour abriter l’événement qui se tiendra du 2 au 13 décembre 2019 dans sa capitale Santiago. L’organisation de la COP25 n’a pas échappé à la critique et aux difficultés, notamment liées à l’infrastructure et au temps dont dispose le pays pour organiser ce conclave mondial qui réunira des représentants de plus de 196 pays. Pourtant, le pays reste attaché à la préservation de l'environnement et au développement des énergies renouvelables : le président Sebastián Piñera vient d'annoncer l’intention du gouvernement de fermer les huit plus anciennes centrales au charbon d'ici 2024. Avant 2040, il ne devrait plus en rester aucune en fonctionnement.
Le 6 juin, la prix Nobel pour la paix Suu Kyi, leader du Myanmar, a rencontré Viktor Orban (qui semble vouloir rester au sein du PPE) à Budapest. Au centre de cette rencontre : « le péril musulman ».
Que ce soit en Colombie, en Argentine ou aux États-Unis, les footballeuses ont levé leurs voix aux cours des derniers mois pour dénoncer le sexisme dans le milieu sportif, qui se manifeste tant à travers le harcèlement que dans l’immense différence des salaires. La plupart des pays latino-américains ne compte d’ailleurs pas encore avec une ligue professionnelle de football féminin : la pratique de ce sport par les femmes est invisibilisée et leur effort n’est souvent nullement rémunéré.
La course pour la succession à Theresa May est lancée au sein du parti conservateur, avec onze candidats et un favori, Boris Johnson, qui reprend la ligne suggérée par Donald Trump : sortie le 31 octobre, avec ou sans accord, et pas question de payer la facture de 44 milliards à l’Union avant un accord sur la future relation. Le jeu au Parlement n’en sera pas moins complexe, avec un risque de plus en plus grand de transformer la crise politique en crise constitutionnelle.
Le 4 juin, à Bruxelles l’ambassadeur des États Unis auprès de l’Union Gordon Sondland a organisé un dîner dédié aux “meilleurs amis” de Washington. Aux côtés de Federica Mogherini et de Jared Kushner, s’est réuni tout un cortège cortège de responsables politiques des pays de l’Europe de l’Est et Centrale : le président polonais Andrzej Duda, la première ministre roumaine Viorica Dǎncilǎ et le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cette réunion informelle souligne un fait : l’Europe Centrale et de l’Est est le centre des intérêts sécuritaires américains en Europe. Les pays sont toujours réunis par le même ennemi : la Russie.
La lettre du consul d’Espagne à Édimbourg, dans laquelle il prônait la non-interférence de l’Espagne dans l’accession à l’Union européenne d’une Ecosse indépendante, et qui a causé sa démission imposée par le Ministre des Affaires étrangères, devrait être interprété dans le contexte de l’européanisation de la question indépendantiste catalane.
Viktor Orbán et son parti néonationaliste FIDESZ, suspendus du Parti populaire européen, semblaient prêts à le quitter pour rejoindre l’une des formations eurosceptiques au Parlement européen. Confronté à la difficulté de s’imposer à l’échelle continentale, le premier ministre hongrois semble faire volte-face.
La renonciation du Fidesz, du PiS et du Brexit Party met fin aux ambitions de Matteo Salvini de se mettre à la tête d’une alliance unitaire de la droite eurosceptique européenne, la “Ligue des ligues”. Parmi les raisons ayant conduit à cet échec, il y a des motivations personnelles, des tactiques politiques et un positionnement international. Mais surtout, Salvini souffre de son incapacité à négocier au niveau européen et à trouver un message unifié avec des partenaires potentiels.
La visite prochaine en Iran du premier ministre japonais, Shinzo Abe, est vue par Téhéran comme par Washington comme une opportunité de mettre fin à l’escalade dans le Golfe persique. Le Japon, fort de sa bonne image en Iran comme aux États-Unis, s’impose donc en médiateur, laissant les européens à l’écart et isolés dans leur soutien au JCPOA.