Le montant des exportations chinoises de technologies propres (batteries, voitures électriques, équipements réseaux, systèmes de climatisation et de chauffage, capacités de production photovoltaïque et éolienne) a atteint 25 milliards de dollars en mars et en avril, et 92 milliards en cumulé depuis le début de l’année.

C’est deux fois plus qu’il y a quatre ans, et cinq fois plus qu’en 2019.

  • De la même manière qu’en 2022, suite au lancement de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine, la guerre en Iran a provoqué une augmentation de la demande pour les énergies renouvelables.
  • La fermeture du détroit d’Ormuz a conduit à une hausse considérable des prix de l’énergie (+31 % pour le baril de Brent, +56 % pour le gaz en Europe, et jusqu’à +76 % pour le GNL en Asie), rendant plus compétitives les énergies vertes.
  • Au premier trimestre de l’année, les ventes de voitures électriques dans la région Asie-Pacifique (hors Chine) ont augmenté de 80 % par rapport à l’année précédente, et de 75 % en Amérique latine.

Malgré la mise en place par les gouvernements de mesures visant à limiter le coût supplémentaire pour les consommateurs provoqué par le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, le prix de l’essence a augmenté de 7 % en Allemagne entre le 23 février et le 10 juin, de 18 % en France, de 20 % au Royaume-Uni et jusqu’à +36 % aux États-Unis.

  • La crise ouverte par le blocage du détroit d’Ormuz contribue à la mise en œuvre de plans, surtout en Europe et en Asie, visant à accélérer le déploiement d’énergies renouvelables.
  • C’est notamment le cas en France, où Emmanuel Macron a lancé fin mai le « Plan d’électrification des usages », mais aussi de l’Allemagne et de l’Espagne, qui ont mis en place de nouvelles mesures pour encourager l’achat de véhicules électriques.
  • Au Vietnam, le gouvernement a fixé pour objectif d’équiper 10 % des foyers avec des panneaux solaires d’ici la fin de l’année, tandis que le président indonésien Prabowo Subianto a déclaré fin mars vouloir « que tout soit électrique ».

La Chine est le seul pays dont l’industrie est en mesure de répondre à la hausse considérable de la demande pour des technologies propres.

  • Selon l’OCDE, jusqu’à 60 % des gains de parts de marché mondiales enregistrés par les entreprises chinoises qui se sont développées entre 2005 et 2023 s’expliquent par les subventions qu’elles ont reçues – soit trois fois plus que la moyenne mondiale (22 %) 1.
  • Les entreprises chinoises ont notamment bénéficié d’un soutien considérable du gouvernement dans la production d’éoliennes, recevant pour certaines des subventions supérieures à 5 % de leur chiffre d’affaires.
Sources
  1. OECD MAGIC Database of Industrial Subsidies, OCDE, 1er juin 2026.