Énergie et environnement

Anthropocène et désinformation : notes pour un réalisme démocratique

Europe
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Comment les révolutions de la modernité occidentale ont-elles reconfiguré notre rapport à la nature  ?

Du rapport à la montagne aux métamorphoses du droit en passant par l’abattage puis la protection des bisons, Steve Hagimont et Charles-François Mathis ont coordonné une très utile somme couvrant trois siècle d’histoire.

Nous les rencontrons.

Alors que la guerre entre l’Iran et Israël qui embrase le Moyen-Orient pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole, l’Union a décidé de miser son autonomie sur les renouvelables.

D’ici 2028, la Commission entend même se libérer intégralement des énergies fossiles en provenance de Russie.

Pour comprendre comment elle entend mettre en œuvre ce plan politiquement périlleux, nous interrogeons le commissaire à l’Énergie, Dan Jørgensen.

«  Le monde veut des alliances et l’Union ne se dérobera jamais à la table des discussions. Nos partenaires le savent.  »

Alors que les États-Unis de Donald Trump se retirent de la gouvernance internationale, l’Union européenne veut occuper une place stratégique.

À Nice, où la troisième conférence des Nations unies sur l’océan bat son plein, nous rencontrons le Commissaire européen chargé de la pêche et des océans, le chypriote Costas Kadis.

Le XIXe siècle français est traditionnellement celui de l’industrie, des révolutions, du prométhéisme, de l’innovation.

Dans La nature en révolution, des chercheurs en histoire environnementale montrent en quoi c’est aussi, pour une large part, celui de la nature.

Entretien avec deux auteurs de cette synthèse incontournable.

Pour maintenir ses objectifs climatiques, l’Union doit prendre en compte une réalité physique refoulée  : l’utilisation de gaz naturel liquéfié américain dans le secteur électrique génère des émissions largement supérieures à celles du charbon.

Alors que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen semble vouloir accroître les achats européens pour devancer les exigences du président Trump, il faut comprendre l’implication réelle de ce choix  : la sortie définitive des objectifs climatiques fixés pour 2030.