Résultat pour : ukraine


EDIS et EDIP. Derrière ces acronymes se cachent la stratégie et le programme de l’Union en matière d’industrie de défense. Au-delà des effets d’annonce, sont-ils à la hauteur des attentes  ?

Samuel Faure et Dimitri Zurstrassen ont disséqué ces documents. Ils en livrent la première analyse critique.

L’Europe de la défense parle-t-elle ces jours-ci avec un accent français  ?
Pour le général Durieux, directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale et de l’Enseignement militaire supérieur, deux ans de guerre de haute intensité en Ukraine ont clarifié les choses — mais aussi rendu plus nécessaires les discussions. Alors qu’il ouvre demain un important forum sur les questions de défense à Paris, nous l’avons rencontré.

Ce mardi 12 mars, le président polonais Andrzej Duda et le Premier ministre Donald Tusk rencontrent le président Joe Biden à Washington. Les dirigeants polonais vont proposer une augmentation de la cible de dépenses militaires des pays de l’OTAN à 3  % du PIB.

Tout comme la Russie avant elle, l’Ukraine a initié la construction d’un vaste réseau défensif visant à stopper une offensive russe qui pourrait être lancée dès le printemps. Après un effort jugé insuffisant au cours des premiers mois, Kiev a annoncé avoir alloué 800 millions de dollars à la construction de 2 000 kilomètres de fortifications sur trois lignes.

La Russie était, au moins depuis 1950, le deuxième exportateur mondial d’armement derrière les États-Unis. Entre 2019 et 2023, Paris a supplanté Moscou pour la première fois grâce à l’attractivité de l’industrie française, et notamment du Rafale. Les fabricants russes peinent quant à eux à susciter de l’intérêt à l’étranger.

À quel point Poutine est-il sérieux lorsqu’il agite la menace nucléaire  ? Qu’entend-t-on par «  sanctuarisation agressive  »  ? Comment organiser l’européanisation de la dissuasion si le parapluie américain disparaissait  ? Face à la Russie, sommes-nous prêts  ? Nous faisons le point avec Bruno Tertrais, auteur de Pax atomica (Odile Jacob, 2024).

Boris Nadejdine est une figure intrigante de la vie politique russe.
Inquiet par un soudain élan de popularité, le Kremlin vient de l’empêcher de se présenter à la présidentielle. Mais il n’abandonne pas. Sa stratégie  ? Pas de manifestation, pas d’action choc, pas d’affrontement frontal contre Vladimir Poutine. En vue  : les scrutins locaux de septembre prochain puis les législatives de 2026. Nous l’avons rencontré à Moscou.