Asie septentrionale

Long format

Poutine ne veut pas négocier avec l’Ukraine — il veut avancer en Europe.

Alors que la semaine qui s’ouvre pourrait marquer un tournant dans la guerre d’Ukraine, la dernière livraison de la revue officielle de la diplomatie russe est explicite  : «  les pays occidentaux sont toujours mieux disposés à écouter lorsque les troupes russes mettent le pied à Paris ou à Berlin.  »

Nous la traduisons.

Pour la Russie, il n’y a pas de pourparlers, mais une guerre de conquête, des objectifs territoriaux chiffrés.

En réponse à la proposition américaine, Poutine veut désormais «  la reconnaissance de jure, et non pas seulement de facto, comme l’indique le plan Trump, de la Crimée et du Donbass  ». Et le président américain s’apprêterait à céder — encore.

Nous traduisons et commentons le discours de Bichkek.

Dans la nuit, Bloomberg a publié la transcription d’un échange confidentiel entre l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, et Youri Ouchakov, l’un des principaux conseillers diplomatiques de Vladimir Poutine.

Nous traduisons et commentons ce document important, qui révèle la portée du rapprochement entre la Maison-Blanche et le Kremlin — aux dépens de l’Ukraine.

Après plus de trois ans de sanctions contre Moscou, il faut se rendre à l’évidence  : l’effondrement de l’industrie russe n’a pas eu lieu.

En frappant les usines sur le territoire ennemi, l’Ukraine pratique des «  sanctions par drones  » — seule manière efficace de déjouer le système de cannibalisation industrielle de la Russie de Poutine.

Esfandyar Batmanghelidj analyse les raisons d’une résilience.

Vladimir Poutine a brièvement évoqué «  avoir connaissance  » du plan en 28 points qui procède pourtant de ses exigences maximalistes.

Mais pour les élites du Kremlin, cela ne va pas assez loin  ; pour les ultranationalistes, la guerre doit continuer jusqu’à l’anéantissement.

La Russie réaffirme sa ligne  : pas de fin de cessez-le-feu avant l’écrasement total de Kiev.

Sur le front en Ukraine, une révolution opérationnelle, technologique et stratégique est en cours.

Deux stratèges militaires russes particulièrement influents analysent cette nouvelle réalité, qu’ils qualifient de «  guerre numérique  » (Цифровая война) — et proposent un aggiornamento, avant qu’il ne soit trop tard.

Nous traduisons ce texte important — une lecture indispensable.

Selon la fine fleur de l’élite poutinienne, les Européens sont des «  débiles enragés  », la «  racaille de l’humanité  ».

Pour réveiller leur «  instinct animal  », il faut — avec des armes nucléaires — provoquer en eux la peur de mourir.

Nous traduisons et commentons la dernière prise de parole de Sergueï Karaganov, le plus influent stratège de Poutine, à la télévision russe.