Nordiques

« L’Islande est le rêve de tout théoricien politique », Grand Tour avec Hélène Landemore

Grand Tour

Au Royaume-Uni, de quoi le tournant de Starmer sur l’immigration est-il le nom ?

Politique
Long format

Pour Poutine, les Empires ont besoin d’un lebensraum.

Trump peut prendre le Groenland — mais la Russie aussi a des plans pour son Arctique.

Une plateforme logistique, un grand centre industriel, des resorts touristiques de luxe  : un espace à prendre pour de riches colons russes, en somme — Pôle Nord, Inc.

Nous le traduisons.

Keir Starmer n’improvise pas.

Son style et ses politiques sont directement influencés par un penseur, Lord Maurice Glasman — trompettiste, admirateur de Polanyi, partisan du Brexit, il est le seul travailliste à s’être rendu à l’investiture de Donald Trump — et le courant puissant dont il est le père  : le Blue Labour.

Peu connu en Europe continentale, ce mouvement a inspiré J. D. Vance et pourrait jouer un rôle de plus en plus important.

Il est essentiel d’en comprendre les origines et la doctrine.

Périphérique mais rattachée à l’espace économique européen  ; peu peuplée mais riche en ressources  ; sans armée mais membre de l’OTAN — après le Groenland, l’Islande est l’un des pays aux avant-postes face aux menaces de Trump.

Alors que l’Arctique est revenu au centre du jeu à travers les convoitises impériales de Washington sur le Groenland, nous rencontrons la première ministre islandaise Kristrún Frostadóttir.

Le contrat social nordique nous semble étrangement lointain — tout comme nous semblent désormais lointaines la pandémie et ses secousses. Pourtant, dans l’autonomie du technique par rapport au politique qui caractérise la Scandinavie, il y a un modèle de bonne gouvernance exportable. Fabrizio Tassinari a rencontré Anders Tegnell, épidémiologiste et architecte de la réponse de la Suède au Covid-19. Trois ans plus tard, il tire les leçons d’une résilience singulière.

À 36 ans, Thórdís Gylfadóttir incarne une nouvelle génération de femmes politiques européennes engagées sur le soutien à l’Ukraine et l’élargissement de l’Europe à l’Est. Ministre d’une île-État qui n’est pas membre de l’Union, elle n’en entend pas moins peser — par la place de l’Islande dans le marché unique — sur le prochain cycle. Pour comprendre sa stratégie, nous l’avons rencontrée dans un entretien de fond.

Les États baltes sont confrontés à une tendance contradictoire  : de plus en plus centraux sur la scène diplomatique européenne, ils traversent chacun des transformations politiques intenses et inédites.

À quelques semaines de l’élection européenne, comment comprendre la coexistence d’une affirmation géopolitique et d’une fragilité interne  ?

Dans ce neuvième épisode de notre nouveau podcast «  Décoder 2024  », nous échangeons avec Ainė Ramonaitė, Jānis Ikstens et Piret Ehin.