Méditerranée

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Le 11 février 2019 le groupe de travail pour l’évaluation des projets, dirigé par l’ingénieur Marco Ponti, a émis un avis négatif concernant la poursuite des travaux de la nouvelle ligne Turin – Lyon. Un jugement qui s’appuie non seulement sur l’analyse coûts/bénéfices (ACB), mais aussi sur une analyse technique et réglementaire du projet, selon laquelle l’interruption des travaux et le paiement d’une amende serait l’option la plus profitable économiquement.

Le sommet « historique » de Charm el-Cheikh entre l’Union européenne et la Ligue arabe aurait pu marquer une tentative de redéfinition des relations de force et des valeurs de coopération entre les deux rives de la Méditerranée. Malgré de timides tentatives pour placer la question des droits de l’homme en tant que facteur de développement social et de stabilisation politique au centre du débat, le sommet a mis davantage l’accent sur les questions de sécurité. Cependant, de nombreux problèmes restent sur la table, aux côtés de formules ambiguës qui doivent organiser le suivi concret des prochaines initiatives politiques touchant les deux rives de la Méditerranée.

L’accord entre l’État et trois régions, la Vénétie, la Lombardie et l’Émilie-Romagne pour une autonomie différenciée, examiné au Conseil des ministres le 14 février, a provoqué une crise dans la majorité du gouvernement entre la Ligue et les Cinq Étoiles. Parmi les profondes différences territoriales, économiques et sociales qui ne cessent de se creuser, le spectre de la sécession réapparaît dans le débat politique italien.

Abdelaziz Bouteflika, souffrant à 81 ans d’un grave problème de santé, a annoncé son intention de se présenter à nouveau aux élections présidentielles, briguant un 5ème mandat. La candidature du dirigeant algérien cache une série de problèmes chroniques (politiques, économiques et énergétiques). Ainsi, entre immobilisme apparent et nombreuses tentatives de définition d’une ère post-Bouteflika crédible, l’Algérie se heurte à une réalité face à laquelle on ne peut plus être aveugle.

Début février, les journaux et les think tanks italiens ont diffuséé le texte intégral de l’accord de coopération en matière de défense signé entre l’Italie et le Niger en septembre 2017. Le caractère central de la vente d’armes à Niamey, base d’une militarisation dangereuse du pays, suscite de nombreuses interrogations. Les positions du gouvernement italien actuel semblent suivre la ligne de la législature précédente.