Méditerranée

Long format

Après les élections européennes, qui ont abouti au triomphe de la Ligue, l’Italie est à présent totalement isolée sur le plan politique, comme en témoignent les premières mesures de suspension des négociations sur les nominations. Le risque est que la confrontation avec la Commission aboutisse à une véritable stratégie qui pourrait conduire, bon gré mal gré, à la sortie de l’Italie de l’euro.

À l’heure où Jared Kushner vante les mérites du plan de paix pour le Proche-Orient commandé par Donald Trump, le fond comme la méthode avivent les tensions intercommunautaires au pays du cèdre. Depuis 1948, le Liban joue le rôle tampon quant aux conséquences du conflit israélo-palestinien. Dans un contexte où l’équilibredu pays est particulièrement fragile, nous proposons une analyse de sa situation historique vis-à-vis des réfugiés palestiniens à l’aune de l’actualité du «  deal du siècle  ». Cette approche diachronique permet de préciser les contours d’une double injustice — d’une part à l’égard des réfugiés palestiniens, d’autre part à l’égard des libanais — que les développements de la politique extérieure américaine pourraient renforcer.

La Turquie semble être sur le point de recevoir le premier d’une série de systèmes de missiles antiaériens russes, nommées S-400, d’ici le mois de juin. De plus, le Président Erdoğan a annoncé le 18 mai, que la Turquie et la Russie produiront ensemble le S-500, actuellement en cours de développement en Russie. En contrepartie, les Etats-Unis, inquiets de la possibilité d’un rapprochement renforcé entre Ankara et Moscou, menacent de sanctionner la Turquie et de les expulser du projet F-35. En effet, le temps presse pour les américains s’ils souhaitent empêcher l’accord turco-tusse conclue en 2017, puisqu’ils feront face à un fait accompli lorsque le premier S-400 arrivera en Turquie.