En apparence, le gouvernement italien a focalisé son attention ces dernières semaines sur la question migratoire : Matteo Salvini a engagé un bras de fer avec les ONG qui assure un secours d’urgence aux migrants provenant d’Afrique. Pourtant, c’est la question économique qui est au centre des négociations entre Rome et Bruxelles.
Le branle-bas de combat de la gauche d’Alexis Tsipras dans une Grèce qui se rend aux urnes
PolitiqueAprès sa défaite aux élection européennes et pressé depuis plusieurs mois par les partis d’opposition, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé le 26 mai dernier la tenue d’élections anticipées qui auront lieu aujourd’hui dimanche 7 juillet. Face au parti SYRIZA qui avait été élu en 2015 sur la base d’un programme anti-austérité qu’il n’a pas mis en place, la Nouvelle Démocratie et son président Kyriakos Mitsotakis devraient l’emporter facilement avec une ligne conservatrice de centre-droit.
L’attaque de Tajoura par les forces aériennes de Khalifa Haftar, qui a causé la mort d’au moins 44 migrants logés dans le centre de détention, a ouvert un nouveau front diplomatique inattendu. Cela représente une véritable « ligne rouge » pour les diplomaties internationales et les autres acteurs actifs sur le terrain. Parmi ceux-ci, on trouve l’axe États-Unis-Émirats arabes unis, défini par une forte coopération en matière de défense qui pourrait s’envoler étant donné l’ambiguïté d’Abou Dhabi sur le scénario libyen. L’incapacité de Washington à maintenir l’équilibre en Libye apparaît de plus en plus évidente.
Le navire Sea-Watch 3, affrété par l’ONG allemande Sea-Watch est resté bloqué en mer, empêché de débarquer ses passagers sur les côtes italiennes. Le 12 juin 2019 le bateau a secouru 53 personnes dans les eaux internationales en zone SAR (Search and Rescue) libyenne. Après 15 jours de discussions vaines avec les autorités italiennes la capitaine du navire Carola Rakete a décidé, malgré l’interdiction, de faire cap vers Lampedusa. Une analyse juridique permet d’identifier les nombreuses zones grises de telles situations.
La nomination de Josep Borrell, ministre espagnol des Affaires étrangères, comme Haut représentant de l’Union pour la politique étrangère, pourrait avoir des conséquences à long terme non seulement pour la diplomatie Espagnole, mais aussi pour l’Union. Le premier défi pour le nouveau chef de la diplomatie européenne sera comment concrétiser une aspiration à une « autonomie stratégique ».
Matteo Salvini menace de faire imploser Schengen en fermant la frontière italienne avec la Slovénie
PolitiqueDans le contexte du bras de fer sur le navire Sea Watch, le Ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini menace l’Europe de faire sauter le règlement de Dublin et les accords de Schengen, en fermant les frontières italiennes avec la Slovénie. En particulier, sur le table du gouvernement se trouverait un plan pour la construction d’une vraie barrière physique, sous prétexte d’arrêter les flux migratoires illégaux le long de la route des Balkans.
Le « miracle tunisien », associé à l’épanouissement d’une démocratie après les printemps arabes, cache mal les grandes difficultés économiques que traverse le pays, toujours très dépendant de ses prêteurs et sans réelle perspective de réformes. Pour Francis Ghilès, la Tunisie devrait compter sur sa jeunesse et sur des secteurs précis pour relancer son économie.
« Le véritable homme politique doit savoir conjuguer la rupture du système – donc la capacité politique de changement – et la fiabilité de gouvernement, ce qui signifie avoir une certaine capacité administrative et institutionnelle. »
L’Union et l’Espagne ont été favorables à la réélection du tunisien Ghedira à la tête du Coi, le Comité oléicole international. Pour l’Italie, qui reste les mains vides, il s’agit d’une lourde défaite politique.
Depuis le 4 avril, l’Armée nationale libyenne du général Haftar a lancé une attaque contre Tripoli où siège un gouvernement reconnu par les Nations Unies et particulièrement soutenu en Europe par le gouvernement italien. Selon des sources proches du dossier, Haftar se préparerait à lancer l’attaque finale, après avoir réussi à ouvrir un second front à Syrte, en affaiblissant les forces de Misrata qui défendent Tripoli.