Asie Intermédiaire

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Dans la recomposition en cours au Moyen-Orient, le Kurdistan redevient un sujet structurant.

Après l’appel à la dissolution du PKK, entre l’ambition néo-ottomane d’Erdogan en Turquie et le nationalisme islamique d’Al-Sharaa en Syrie, les autonomies kurdes entrent dans une lutte aux paramètres inconnus.

Nous avons posé 10 questions à Hamit Bozarslan pour faire le point.

Parmi les victimes collatérales de la conquête-éclair d’al-Joulani en Syrie, l’Iran est sans doute le plus impacté.

Un peu plus d’un an après le 7-octobre, «  l’axe de la Résistance  » semble vaincu — dépassé à la fois stratégiquement, diplomatiquement et militairement. Pour les ennemis de Téhéran, la chute d’Assad est une occasion en or de pousser le régime iranien vieillissant dans l’abîme.

Point de situation et perspectives avec Ali Vaez.

Israël a conduit dans la nuit une attaque contenue et limitée autour de la ville d’Ispahan, en Iran, et dans le sud de la Syrie. Si une telle riposte pourrait mettre fin à la séquence de confrontation ouverte entre Tel-Aviv et Téhéran depuis le 1er avril, le scénario d’une nouvelle escalade n’est pas à exclure.

John Allen Gay livre 10 clefs pour déterminer la forme qu’elle pourrait prendre.

L’heure de la grande explication n’est pas encore venue, du moins du point de vue de la République islamique — mais le risque d’une escalade incontrôlée n’est pas écarté. Dans l’engrenage d’une guerre totale, avec ses 150 000 roquettes et missiles pointés sur Israël, le Hezbollah reste l’arme de dissuasion la plus massive dont dispose Téhéran. 

Une étude de fond signée Christophe Ayad, auteur de Géopolitique du Hezbollah (PUF).

Pour la première fois dans l’histoire, la République islamique a attaqué Israël depuis son territoire. «  Une nouvelle équation a été établie avec cette opération  : si le régime sioniste attaque, il sera contre-attaqué depuis l’Iran.  » La guerre de l’ombre est-elle en train de changer de nature  ? Nous traduisons pour la première fois en français la position du militaire du plus haut rang de l’armée iranienne, Mohammed Hossein Baqeri.

Économie contre diplomatie.

L’Iran s’est construit dans les sanctions. Si ses dirigeants se félicitent aujourd’hui d’avoir créé une économie de résilience sui generis — de l’industrie automobile aux armements — ce modèle occulte un problème de fond  : les Européens ne veulent plus investir. Or sans cet outil clef pour la négociation, les possibilités d’un accord paraissent de plus en plus fragiles.

En Iran, quelque chose de profond est en train de bouger. Alors que le Guide Suprême avait un plan pour contrer Washington avec la Russie et la Chine, Téhéran pourrait basculer. Nous traduisons pour la première fois en français un texte pivot d’Hassan Abbasi  : idéologue proche du régime, au cœur de la structure opaque d’une théocratie inquiète, il articule, sur des ressorts purement complotistes, le schéma d’une géopolitique de l’affrontement mondial.