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L'essentiel


Avec le changement radical dans la direction de l'Union européenne, en novembre, est né l’espoir que les nouveaux sommets de l'Union relancent le projet d'intégration européenne dans de nombreuses et importantes dimensions. Parmi les points à l'ordre du jour, l’économie : en particulier, il serait important d’entamer un vrai débat sur un potentiel actif sûr (safe asset) européen, initiative bloquée jusqu’à l’heure à cause de la dichotomie entre les pays du Nord et du Sud.
Le problème des fake news et leur impact politique occupent une place de plus en plus centrale dans le débat sur la santé de la démocratie et des médias. Une série de recherches scientifiques menées ces dernières années a permis d'en dresser un tableau précis : dans le système d’information actuel, les personnes sont de plus en plus enfermées dans des bulles, qui sont alimentées par un nombre limité de sources d’information. Ainsi, les « fausses nouvelles » seraient l’effet et non la cause du phénomène qui favorise la circulation des informations erronées. Serions-nous donc en train de combattre un effet et non une cause ? Cet enjeu contemporain, qui pose des problèmes fondamentaux de nature politique, trouverait plutôt sa source dans la radicalisation progressive de la société.
Le gouvernement suédois a annoncé ce samedi 20 septembre l’adhésion du pays à l’Initiative européenne d’intervention. Cette intégration intervient au moment où le pays souhaite renforcer sa coopération avec ses partenaires européens et atlantiques, ainsi qu’accroître ses capacités militaires.
El Salvador est un pays d’Amérique centrale confronté à de nombreux enjeux géopolitiques tant sur le plan national (criminalité et violence des gangs, pauvreté, etc.) qu’international (gestion des flux de Salvadoriens migrant vers les États-Unis). Malgré ces nombreux défis, le nouveau président d’El Salvador, Nayib Bukele, souhaite faire de ce pays du Triangle du Nord (avec le Honduras et le Guatemala) un acteur géopolitique central, notamment sur la scène diplomatique régionale. Nous avons rencontré Carmen María Gallardo de Hernández, Ambassadrice d’El Salvador en France depuis 2016, pour un échange sur les enjeux politiques, économiques, sociaux et humanitaires contemporains qui redessinent la géopolitique salvadorienne et sa place sur la scène régionale.
Le premier tour de l'élection présidentielle tunisienne a eu lieu le 15 septembre dernier. Le résultat est présenté comme un « vote anti-système », les partis actuellement au gouvernement étant écartés du pouvoir. Ennahda, Nidaa Tounes ou Tahya Tounes (le parti de Youssef Chahed), ne se disputeront pas les urnes
L’impossibilité pour le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez de trouver un accord avec Podemos, démontre que le système politique espagnol est désormais marqué par une crise d’ingouvernabilité. Cette crise qui s’ouvre est définie par une méfiance populaire généralisée à l'égard des élites politiques, qui paraissent avoir abdiqué à leur rôle. Même la perspective de nouvelles élections ne semble pas pouvoir inverser la tendance d’une paralysie du système politique espagnol.
Le 12 septembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a redéfini le régime de sanctions contre la République centrafricaine. Le point principal concerne l'assouplissement du régime d'embargo sur les armes. La République centrafricaine est au coeur d'une reconstruction lente et difficile après l'accord de paix signé en février 2019. Dans ce contexte, Bangui reste un dossier central pour les craintes occidentales face à la montée de la Russie dans la course régionale aux armements.
En abaissant une nouvelle fois son taux d'intérêt de référence, la Federal Reserve, la banque centrale américaine, ou Fed, est entrée un peu plus dans une logique nouvelle. Sa politique monétaire évolue désormais indépendamment de la conjoncture américaine. La banque centrale conditionne sa stratégie aux incertitudes mondiales qui pourraient peser sur la conjoncture américaine et dévier celle-ci de sa trajectoire robuste. Les incertitudes sur les échanges mondiaux, les conséquences de la politique commerciale de la Maison Blanche et les inquiétudes sur la croissance mondiale sont autant d'éléments qui poussent la banque centrale américaine à adapter cette stratégie.
Entre discussions budgétaires et affaire Fakhoury, la rentrée libanaise aura été marquée par un renouvellement des hostilités entre Israël et le Hezbollah, dont certains membres combattent en Syrie au côté de l’Iran, tandis qu’Israël tente de détruire leurs positions sur place. Le survol illégal de Beyrouth-Sud par deux drones israéliens (dont l’un s’est écrasé tandis que l’autre a explosé en vol) a légitimé les propos belliqueux du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah. Depuis lors, les provocations réciproques se sont multipliées, chacune étant mobilisée par les parties aux fins de leurs propres objectifs politiques. L’ensemble dénote à nouveau la faible assise démocratique d’un gouvernement libanais qui, bien qu’élu, peine à s’appuyer sur des citoyens désabusés, pour contrer les mécanismes enclenchés par des entités infra-étatiques non démocratiques.
Mardi 10 septembre, la présidente désignée de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté son équipe de candidats aux postes de commissaires. Le Grand Continent vous présente une série de plusieurs épisodes pour présenter ces candidats, en choisissant à chaque fois des profils intéressants et révélateurs pour comprendre l'orientation géopolitique de la prochaine Commission.