Résultat pour : élections bolivie


Presque un an après le déclenchement de la crise politique en 2019, ayant démontré la fragilité institutionnelle de la Bolivie et la tentation du retour militaire en Amérique latine, aujourd’hui se tient le premier tour des élections générales boliviennes, pour élire le président, le vice-président, les membres de la Chambre des députés et les membres du Sénat.

Hier s’est tenu le premier tour des élections générales boliviennes, pour élire le président, le vice-président, les membres de la Chambre des députés et les membres du Sénat.

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À la veille d’une élection cruciale et bientôt un an après la démission d’Evo Morales, l’exemple bolivien demeure un cas d’école des effets de la fragilité institutionnelle. Pour comprendre ce qui pourra découler des élections et dans un pays où le passé joue un rôle central en politique, il faut revenir plusieurs années en arrière.

Trois semaines après sa victoire controversée lors de l’élection présidentielle bolivienne, Evo Morales et son vice-président Alvaro García Linera ont dû démissionner de leurs fonctions. Cela fait suite à une hausse des violences depuis la confirmation de sa victoire par le Tribunal suprême électoral (TSE) le 2 novembre. De nombreuses violences ont éclaté dans le pays conduisant à la démission de ministres, diplomates, députés, maires acquis au Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti de Morales. Un leader de l’opposition apparaît  : Luis Fernando Camacho Vaca.

Aujourd’hui, 20 octobre, se tient le premier tour des élections présidentielles boliviennes, la neuvième depuis le retour du régime démocratique à la tête du pays en 1982 et la quatrième depuis que le président Evo Morales est arrivé au pouvoir le 22 janvier 2006. À l’occasion de cette élection historique, le Movimiento al Socialismo (MAS) – dirigé par Evo Morales – cherche à briguer un quatrième mandat présidentiel, inédit dans l’histoire politique du pays. Pourtant, il s’agit de la première élection depuis 2006 où le triomphe de l’actuel président n’est pas assuré quelques jours avant les élections.

Moralismo

À la veille des présidentielles boliviennes ce dimanche, la longévité au pouvoir d’Evo Morales fascine autant qu’elle intrigue. Pour la première fois, cet article dresse une longue synthèse du «  moment evista  », entre recomposition politique et transition socio-économique et tente de cerner les caractéristiques du «  moralismo  ». Un indispensable pour les observateurs de la vie politique sud-américaine.

Face aux réflexions sur l’après-Covid qui expriment de plus en plus la nécessité de refonder les modèles de développement, le système de coopération internationale et le multilatéralisme, le Grand Continent s’est entretenu avec Laura Chinchilla, ancienne présidente du Costa Rica (2010-2014) et ancienne candidate à la présidence de la Banque interaméricaine de développement (BID) cette année, sur certains des défis auxquels l’Amérique latine est confrontée, tant en termes de politique étrangère qu’intérieure.

Photo Comprendre le référendum au Chili, conversation avec Marco Enríquez-Ominami politique latino-américaine contemporaine constitution chilienne Amérique latine manifestations Sebastian Piñera Grupo de Puebla poltiique intérieure

Après la victoire du MAS en Bolivie la semaine dernière, on assiste à une redéfinition de la gauche en Amérique latine. Marco Enríquez-Ominami, le spin doctor de la politique latino-américaine contemporaine, qui proposait dès 2013 de changer la Constitution chilienne, revient avec nous sur l’importance du référendum au Chili et le rôle central du Grupo de Puebla.

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Les coups d’État contre les gouvernements populistes, au-delà des déficits démocratiques de ces derniers, tendent à aggraver l’effet de polarisation et n’en peineront pas moins à construire de meilleures démocraties. À moins d’une semaine des élections en Bolivie, les convulsions latino-américaines montrent les limites de la capacité des institutions démocratiques à canaliser le conflit politique et le risque de la tentation militaire.