Points clefs
  • L’Union est relativement peu exposée à un choc direct lié à la fermeture du détroit d’Ormuz. Le Qatar ne représente qu’environ 4 % de ses importations totales de gaz, ce qui limite le risque immédiat de rupture d’approvisionnement.
  • Pour l’Europe, le principal risque est cependant celui d’un resserrement du marché mondial du GNL. Environ 20 % des flux mondiaux transitent par Ormuz, ce qui intensifie la concurrence entre acheteurs. On observe déjà un détournement vers les pays d’Asie des flux auparavant tournés vers l’Europe — notamment les exportations de GNL des États-Unis.
  • Si la diversification engagée depuis 2022 a renforcé la résilience européenne, les marges d’ajustement restent limitées. Les capacités supplémentaires d’exportation mondiale et les alternatives par gazoducs ne permettent pas de compenser entièrement une perte majeure d’approvisionnement.
  • Un doublement des prix du gaz ajouterait environ 100 milliards d’euros à la facture énergétique annuelle de l’Union — doublant le prix des importations de gaz par rapport à leurs niveaux de 2025. L’impact sur les prix de l’électricité, quant à lui, est très hétérogène selon les pays et dépend de la part du gaz dans le mix énergétique.
  • Le développement des énergies renouvelables réduit cependant cette exposition. À plus long terme, la crise renforce l’intérêt d’une électrification accrue et du déploiement des énergies renouvelables — ces évolutions étant les seules à même de réduire durablement la dépendance au gaz et la vulnérabilité aux chocs externes.

Par rapport à d’autres régions du monde, l’Union est relativement à l’abri des perturbations de l’approvisionnement en gaz causées par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et la fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz. Par conséquent, contrairement à la crise énergétique de 2022 déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Europe n’est pas en danger immédiat 1.

L’Union devra cependant faire face à plusieurs problèmes, surtout si le conflit persiste. Étant donné qu’elle dépend fortement du gaz étranger, la facture de ses importations pourrait considérablement augmenter dès lors qu’une concurrence accrue pour les approvisionnements énergétiques non perturbés par le conflit ferait grimper les prix 2. Par exemple, en 2026, un doublement du prix du gaz ajouterait environ 100 milliards d’euros aux coûts d’importation en Europe 3 — la facture de 2025 s’étant élevée à 117 milliards d’euros 4.

Le resserrement des marchés mondiaux du pétrole, également affectés par le conflit avec l’Iran, pourrait aggraver la crise du gaz : son prix pourrait se stabiliser au seuil qu’il a atteint, comme il pourrait augmenter de nouveau. Dans le pire des cas, la sécurité énergétique de l’Union serait menacée en raison de la difficulté à trouver des approvisionnements suffisants pour répondre à la demande.

L’Union doit donc se préparer à une période prolongée de prix élevés du gaz et à un resserrement potentiel de l’offre mondiale de GNL. Actuellement, un quart de ses importations proviennent des États-Unis, mais il existe un risque que l’essentiel de ce volume soit détourné vers l’Asie si l’Union perd une guerre d’enchères qui s’intensifie. Compte tenu du nombre limité de fournisseurs de gaz, l’Union doit mettre en œuvre des politiques nationales pour assurer sa préparation à court terme et opérer des changements structurels à long terme de son système énergétique.

Les pays qui ont remplacé la production au gaz par des énergies renouvelables sont moins exposés aux chocs liés aux prix des combustibles fossiles.

Ugnė Keliauskaitė, Ben McWilliams, Thomas Mramor, Alexander Roth, Simone Tagliapietra, Georg Zachmann

Ormuz et le resserrement des flux : la course mondiale au GNL

Bien que 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial transite par le détroit d’Ormuz, principalement en provenance du Qatar 5, seuls 8 % des importations de l’Union proviennent de ce pays qui fournit 4 % du total de ses importations de gaz. Plus précisément, le Qatar représentait en 2025 un tiers des importations de GNL de l’Italie, un quart de celles de la Belgique et près d’un cinquième de celles de la Pologne.

Malgré la faible part du Qatar dans les importations de gaz de l’Union, la réduction de l’offre de GNL resserre le marché mondial et fait grimper les prix pour l’Europe. En effet, ces prix, même dans le cadre de contrats à long terme, sont indexés sur le marché spot du gaz ou du pétrole et sont donc directement affectés.

Les acheteurs asiatiques, dont près du tiers des importations de GNL provient du Golfe, sont désormais en concurrence avec les acheteurs européens pour les cargaisons flexibles. Une grande partie de cette flexibilité provient du GNL américain, qui, jusqu’à présent, a été expédié vers l’Europe, la Chine n’en achetant que très peu 6. Depuis le début de la guerre en Iran, cependant, plusieurs cargaisons ont déjà été détournées de l’Europe vers l’Asie 7. L’approvisionnement en gaz de l’Union est également plus contraint par la suppression progressive du GNL russe d’ici 2027 8.

La crise énergétique suite à l’invasion de l’Ukraine en 2022 a en effet incité l’Union à diversifier ses sources d’approvisionnement. Depuis cette année, les importations de GNL ont considérablement augmenté, notamment en provenance de nouveaux pays comme l’Égypte, l’Angola et Oman. Les États-Unis sont devenus la principale source d’approvisionnement de l’Union, représentant désormais les deux tiers de ses importations de GNL.

La capacité du Qatar étant hors service, l’Union dispose de peu de marge de manœuvre pour diversifier davantage son mix d’importations. Les nouveaux approvisionnements en GNL en provenance d’Australie sont limités, car ils ont toujours été destinés aux marchés asiatiques 9. Les capacités d’exportation supplémentaires, principalement aux États-Unis et au Canada, sont insuffisantes pour remplacer entièrement les volumes perdus 10. De même, les capacités d’importation supplémentaires via les gazoducs des pays voisins de l’Union sont limitées et difficiles d’accès 11.

Des pays européens inégalement touchés

Si les prix du gaz augmentent à des rythmes similaires dans toute l’Union, leur impact sur ceux de l’électricité varie en fonction du mix énergétique de chaque pays.

La hausse des prix du gaz se répercute sur l’électricité par le biais de la tarification marginale : c’est la centrale la plus chère nécessaire pour approvisionner le dernier consommateur qui fixe le prix du marché pour tous. Les pays qui dépendent davantage du gaz pour produire de l’électricité, comme l’Italie et l’Irlande, sont donc en principe plus touchés par la hausse des cours. Ceux qui évitent systématiquement d’utiliser le gaz et privilégient les énergies renouvelables, l’énergie nucléaire ou d’autres options de production et de stockage sont moins vulnérables.

En Espagne, par exemple, la croissance rapide de l’énergie éolienne et solaire a réduit la part des heures pendant lesquelles le prix du gaz détermine celui de l’électricité, passant de 75 % en 2019 à seulement 15 % en 2026. Il s’agit de la baisse la plus importante parmi les principaux marchés européens connaissant cette dépendance 12. Si le prix de l’électricité dans ce pays a connu une hausse assez forte en réaction au choc iranien, il s’est rapidement stabilisé pour se situer à un niveau nettement inférieur à celui des autres pays de l’Union. Pour le reste de l’année 2026, il était estimé à environ 66 €/MWh, soit environ la moitié de ce qu’il vaut en Italie, où le gaz détermine le prix de l’électricité 90 % du temps 13.

La conclusion est claire : les pays qui ont remplacé la production au gaz par des énergies renouvelables sont moins exposés aux chocs liés aux prix des combustibles fossiles. Pour l’Union dans son ensemble, un réseau électrique intégré est essentiel pour assurer une distribution efficace et bon marché de l’électricité renouvelable entre États membres.

L’intégration du marché de l’électricité peut cependant entraîner aussi des prix intérieurs élevés malgré des parts importantes d’énergies renouvelables 14. Par conséquent, une planification et un déploiement coordonnés du réseau électrique et des capacités de production en Europe sont nécessaires pour faire baisser les prix dans tous les pays 15.

Les décideurs politiques devraient éviter les mesures d’aide coûteuses et non ciblées qui pourraient avoir pour effet d’accroître la consommation de gaz.

Ugnė Keliauskaitė, Ben McWilliams, Thomas Mramor, Alexander Roth, Simone Tagliapietra, Georg Zachmann

Un écueil : répéter la crise du gaz russe

Lors d’un choc des prix de l’énergie, la tentation est grande de les faire baisser, comme on l’a vu lors de la crise de 2022-2023. 

Procéder de même aujourd’hui serait une erreur : plafonner les prix du gaz sur le marché de gros 16, scinder celui-ci en segments fossiles et renouvelables, subventionner les intrants gaziers sur le marché de l’électricité ou tenter de prélever des bénéfices exceptionnels sur les énergies renouvelables affaiblirait les signaux de prix qui stimulent l’efficacité, la réduction de la demande et les investissements dans les énergies propres.

De même, affaiblir le système d’échange de quotas d’émission de l’Union entraînerait une augmentation de la consommation de combustibles fossiles et réduirait les recettes provenant de la mise aux enchères des quotas d’émission que les pays utilisent pour financer la transition industrielle. Une telle politique enverrait un mauvais signal aux investisseurs dans les énergies propres 17.

Des subventions énergétiques non ciblées aggraveraient de même le problème : elles sont coûteuses sur le plan budgétaire, profitent surtout aux ménages les plus aisés et ne contribuent en rien à réduire la dépendance aux combustibles fossiles qui rend les pays vulnérables à des chocs tels que celui lié à l’Iran.

Le dossier du gaz russe ne devrait pas non plus être rouvert. Rétablir des circuits d’acheminement par gazoduc ou des échanges de GNL avec Moscou doterait de nouveau la Russie d’une influence sur l’approvisionnement en gaz. Cette politique recréerait une dépendance dont l’Europe, au prix d’importants efforts politiques, a mis trois ans à se défaire. Elle permettrait à la Russie de manipuler les prix, de diviser l’Union sur le plan politique et de menacer la sécurité énergétique à long terme du bloc. Toute incertitude quant au retour du gaz russe pourrait également nuire aux investissements dans les énergies propres.

Comment répondre au choc d’Ormuz

À rebours de ces options, les décideurs politiques européens devraient bien plutôt mettre en œuvre un certain nombre de mesures à court et moyen terme afin de se préparer à un éventuel resserrement supplémentaire de l’approvisionnement en gaz.

Préparer l’hiver

La demande européenne en gaz naturel est répartie de manière à peu près égale entre les bâtiments — principalement les ménages —, les utilisateurs industriels tels que les grandes usines chimiques et le secteur de l’électricité. Alors que la demande industrielle et celle du secteur de l’électricité restent globalement stables tout au long de l’année, celle des bâtiments est fortement concentrée en hiver, lorsque les besoins en chauffage sont élevés. Les négociants utilisent des installations de stockage souterraines pour emmagasiner le gaz non utilisé durant l’été, dans l’anticipation de la demande d’hiver.

Si rien n’est fait, les prix du gaz naturel atteindront un équilibre sous l’effet de la concurrence entre les demandes. Une intervention politique pourrait aujourd’hui se justifier par la nécessité de garantir que cet équilibre assure un approvisionnement suffisant pour le chauffage des bâtiments durant l’hiver 2026–2027. Cette intervention peut se faire en veillant à ce que les installations de stockage de gaz soient remplies et en adoptant des mesures visant à encourager une réduction structurelle de la demande de gaz naturel.

Depuis 2022, les gouvernements de l’Union sont tenus de veiller à ce que les sites de stockage nationaux soient remplis à 80–90 % avant l’hiver. La quantité exacte de gaz à stocker et le moment où le faire constituent pour chaque pays une question qui détermine si la demande estivale ne sera que partiellement satisfaite.

Au 1er mars 2026, les niveaux de stockage de l’Union étaient inférieurs à ceux des années précédentes. Atteindre l’objectif de 80 % d’ici novembre sera donc plus difficile à réaliser que par le passé et s’avérera relativement coûteux, en fonction de l’évolution du conflit avec l’Iran. Avec un prix du gaz de 60 €/MWh, les coûts totaux de remplissage s’élèveraient à 35 milliards d’euros, sans tenir compte des recettes éventuelles provenant de la vente de gaz en hiver. Le remplissage représentant une part importante de la demande estivale, son accélération au cours des prochains mois pourrait faire grimper les prix. Heureusement, la demande européenne de gaz naturel a baissé d’un cinquième depuis 2021, ce qui signifie qu’un même volume de stockage couvre une période d’utilisation plus longue.

Substituer les matières combustibles

À mesure que les prix du gaz augmentent, la production d’électricité à partir d’autres matières combustibles devient plus attractive 18. En mars, la demande de gaz a baissé en partie grâce à la montée en puissance des centrales à charbon.

Le secteur de l’électricité offre une grande flexibilité.

Les centrales à charbon de l’Union disposaient d’un potentiel de production inutilisé de 568 TWh en 2024, qui, s’il était exploité, pourrait réduire la consommation de gaz. Cependant, alors que face à la crise, les pays d’Asie et d’Europe — notamment l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas et la Tchéquie — se tournent vers cette autre énergie fossile, l’augmentation de la demande en fera grimper les prix 19.

Coordonner les acheteurs de GNL

Si les interventions gouvernementales visant à remplir les stocks vont redistribuer la demande intérieure, les pays européens continueront de se disputer les livraisons de gaz avec d’autres acheteurs de GNL à l’échelle mondiale. L’Union devrait se coordonner avec les autres grands importateurs afin d’éviter une guerre des enchères et un choc des prix encore plus violent. Par exemple, l’Union, le Japon et la Corée du Sud représentent 60 % de la demande mondiale de GNL, et des mesures conjointes d’économie de gaz convenues entre eux pourraient éviter une escalade des prix.

Les incitations à réduire la consommation de gaz doivent être maintenues.

Ugnė Keliauskaitė, Ben McWilliams, Thomas Mramor, Alexander Roth, Simone Tagliapietra, Georg Zachmann

Électrifier le chauffage

Réduire la demande de chauffage pour l’hiver à venir nécessitera d’utiliser des sources d’énergie alternatives et de mettre en œuvre des mesures d’efficacité énergétique. En 2022 et 2023, à mesure que le rapport entre les prix du gaz et de l’électricité augmentait, les ventes de pompes à chaleur ont également progressé dans toute l’Europe, atteignant trois millions d’unités par an, avant de ralentir en 2024 et 2025 avec des ventes avoisinant les 2,5 millions d’unités. La Commission européenne a ensuite mis en veille un plan d’action les concernant et l’attention des décideurs politiques s’est ensuite reportée sur d’autres sujets 20.

Entre 2022 et 2025, l’installation de 11 millions de pompes à chaleur a permis de réduire la demande européenne de gaz d’environ 30 à 60 térawattheures par an, soit 3 à 6 % de la demande des ménages 21.

La crise de 2022 a également accéléré le déploiement des énergies renouvelables dans l’Union. L’installation de centrales solaires a fortement progressé, les prix élevés du gaz rendant ces nouvelles installations très rentables.

Malgré les difficultés posées par la crise gazière liée à l’Iran, les décideurs politiques devraient saisir l’occasion pour déployer encore plus rapidement les énergies renouvelables et les technologies d’électrification. L’EU Electrification Action Plan de la Commission européenne 22 vise à augmenter la part de l’électricité dans la consommation finale d’énergie de l’Union et pourrait constituer une telle opportunité.

Cibler l’aide financière

Les décideurs politiques devraient éviter les mesures d’aide coûteuses et non ciblées qui pourraient avoir pour effet d’accroître la consommation de gaz. Au contraire, l’aide financière devrait cibler les groupes les plus vulnérables, préserver les incitations à l’économie d’énergie et encourager les investissements dans des technologies d’électrification durables.

Plutôt que de réduire les taxes sur le gaz, une baisse de celles sur l’électricité permettrait de réduire les factures d’énergie des ménages. Elle rendrait également moins chères les technologies d’électrification, telles que les pompes à chaleur et les voitures électriques.

Parallèlement, les incitations à réduire la consommation de gaz doivent être maintenues. Les mesures d’aide pourraient prendre la forme de versements en une fois, indépendants de la consommation et plus élevés pour les ménages les plus pauvres 23.

Si le remplissage des stocks de gaz est essentiel pour constituer une réserve en prévision de l’hiver prochain, l’Union devrait se concentrer sur la réduction de la demande pour répondre au choc des prix de l’énergie provoqué par le conflit avec l’Iran. Cette diminution permettrait de réduire les coûts de remplissage, d’atténuer la concurrence pour le GNL et de renforcer l’indépendance énergétique de l’Europe à long terme.

Les mesures d’aide devraient garantir le maintien des incitations à économiser l’énergie, tout en offrant un soutien aux plus vulnérables et en encourageant les investissements dans l’électrification.

Dans le même temps, des mesures d’efficacité énergétique temporaires et, lorsque cela est possible, le passage à d’autres combustibles devraient être encouragés dès maintenant. Augmenter la production d’énergie non fossile est, en effet, la seule approche structurelle permettant en Europe de protéger les prix de l’électricité des crises gazières.

Sources
  1. L’original en anglais de cet article est paru le 1er avril 2026 : Ugnė Keliauskaité et al., « How Europe should respond to the Iran gas shock – and how it shouldn’t », Bruegel, 1er avril 2026.
  2. La plupart des importations de gaz de l’Union suivent les indices de référence mondiaux (tels que le TTF).
  3. Calculé comme la différence entre un prix moyen supposé d’avant la crise de 30 € par mégawattheure et un prix d’après la crise de 60 €/MWh — légèrement supérieur aux niveaux de prix actuels — multiplié par le total des importations annuelles de gaz de l’Union. En outre, une hausse soutenue des prix du pétrole de 60 à 100 dollars le baril ajouterait environ 100 milliards d’euros supplémentaires à la facture européenne d’importation de pétrole en 2026.
  4. « EU imports of energy products decreased again in 2025 », Eurostat, 25 mars 2026.
  5. En outre, environ 25 % du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde transite par le détroit.
  6. Ron Bousso, « China isn’t importing any US LNG, but it’s still in the game », Reuters, 18 février 2026.
  7. Stephen Stapczynski, « More LNG Tankers Divert Toward Asia as Qatar Outage Cuts Supply », Bloomberg, 8 mars 2026.
  8. L’Union mettra fin aux achats au comptant auprès de la Russie en avril 2026 et résiliera les contrats à long terme d’ici janvier 2027, et a déclaré qu’elle ne reviendrait pas sur sa décision. Voir Elena Giordano, « EU won’t reverse Russian gas ban or slow down green transition, says energy chief », Politico, 24 mars 2026.
  9. Curtis Williams, Scott Disavino et Helen Clark, « U.S., Australia can do little to replace lost Qatari LNG cargoes », Reuters, 4 mars 2026.
  10. Global LNG Capacity Tracker, Agence internationale de l’énergie, 17 mars 2026.
  11. Amy Kazmin, « Italian PM Giorgia Meloni looks for gas supplies in Algeria », Financial Times, 25 mars 2026.
  12. Chris Rosslowe et Beatrice Petrovich, Latest energy shock reminds Europe of its risky gas reliance, Ember, 13 mars 2026.
  13. « Spain is a role model in weathering Iranian oil shocks », Financial Times, 19 mars 2026.
  14. Un pays qui, à une heure donnée, produit la majeure partie de son électricité à partir d’énergies renouvelables avec des coûts marginaux quasi nuls peut néanmoins avoir un prix de gros de l’électricité élevé s’il importe de l’électricité d’un pays voisin où le prix de l’électricité est élevé.
  15. Alexandre Roth, Simone Tagliapietra, Georg Zachmann, Better coordination for a more efficient European energy system, Bruegel, février 2026.
  16. Anne-Sophie Corbeau, Juan Camilo Farfan et Sebastian Orozco, « The Iberian Exception and Its Impact », Center on Global Energy Policy, 2023.
  17. Simone Tagliapietra et Georg Zachmann, « Five reasons why attacking the EU carbon market is economic self-sabotage », Bruegel, 12 mars 2026.
  18. La demande de charbon de l’Union a augmenté de 10 % au premier semestre 2022, par exemple. Voir par exemple Coal Market Update, Agence internationale de l’énergie, juillet 2022.
  19. Rajesh Kumar Singh, Will Wade et Eva Brendel, « Iran War’s Gas Supply Shock Pushes Top Consumers Back to Coal », Bloomberg, 30 mars 2026.
  20. La Commission européenne a abandonné son plan d’action en octobre 2025. Voir Heat pumps — action plan to accelerate roll-out across the EU, Commission européenne.
  21. La demande énergétique annuelle type d’un ménage est de 11 000 kWh. Lors du remplacement d’une chaudière à gaz, nous partons du principe qu’une pompe à chaleur couvre l’intégralité de la demande. Nous supposons que 30 % de l’électricité nécessaire au fonctionnement de la pompe à chaleur provient de centrales à gaz et que les pompes à chaleur installées ont remplacé soit 40 %, soit 80 % des chaudières à gaz — d’où la fourchette de réduction de la demande.
  22. Électrification, Commission européenne, dernière mise à jour le 24 mars 2026.
  23. De telles mesures faciliteraient également la mise en place du système d’échange de quotas d’émission 2 (ETS2), actuellement prévu pour 2028 et qui devrait entraîner une nouvelle hausse des prix des combustibles fossiles pour la mobilité et le chauffage. Les mesures d’allègement évoquées ici pourraient aider les ménages à réaliser les investissements nécessaires en matière d’électrification et à se préparer à ces hausses de prix.