Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a également confirmé l’accord. 

  • Selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, la cérémonie officielle de signature devrait avoir lieu vendredi en Suisse.
  • Téhéran ajoute que la guerre prendra fin « définitivement et immédiatement sur tous les fronts, y compris au Liban », précisant que le blocus naval contre l’Iran serait « levé immédiatement et intégralement ».

Si le texte n’a pas encore été rendu public, le protocole d’accord prévoirait une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu annoncé en avril. 

  • L’Iran s’engage ainsi à déminer le détroit et à ne pas prélever de droits de passage sur les navires pendant les 60 jours. 
  • Trump a confirmé que les États-Unis lèveraient le blocus naval imposé en avril aux navires entrant et sortant des ports iraniens. Il a également ajouté dans un entretien accordé au New York Times que l’accord garantit que le détroit d’Ormuz restera « exempt de droits de passage de manière permanente », autrement dit qu’il retrouvera le régime en vigueur avant le début de la guerre. 

L’objectif immédiat de l’accord est d’ouvrir le détroit, par lequel transitent 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. 

  • Si les armateurs auront certainement besoin de garanties supplémentaires pour emprunter le passage, le prix du Brent a baissé de 4 % et se situe ce matin à 83 dollars le baril. 

Concernant le nucléaire, l’Iran réaffirmera dans le mémorandum qu’il ne se procurera ni ne développera d’armes nucléaires, et les deux parties entameront des négociations sur le programme iranien afin de convenir d’un mécanisme pour éliminer le stock d’uranium enrichi. 

  • Selon un responsable proche des négociations, l’engagement minimum consisterait à diluer tout l’uranium enrichi sous la supervision de l’AIEA. Téhéran dispose d’un stock de 440 kg d’uranium enrichi à 60 %, un niveau proche de celui requis pour la fabrication d’armes.

Concernant les incitations financières, les États-Unis accorderont à l’Iran une dérogation lui permettant de vendre du pétrole pendant la prolongation de 60 jours du cessez-le-feu.

  • L’allègement des sanctions, y compris le dégel des avoirs iraniens détenus à l’étranger, se ferait par étapes et dépendrait de l’avancement des négociations sur le nucléaire et de la conclusion d’un accord définitif.
  • Cependant, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que les négociations ne commenceraient que lorsque les États-Unis débloqueraient les fonds gelés, ce que réfute un responsable américain. 

L’agence iranienne Mehr a déclaré que l’accord inclut également la nécessité pour les États-Unis et leurs alliés dans la région de présenter un plan de reconstruction de l’Iran d’un montant d’au moins 300 milliards de dollars, ainsi que le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés durant les négociations, dont la moitié avant leur début.

Le mémorandum ne traiterait ni du programme balistique iranien, ni du soutien du régime de Téhéran aux proxys dans la région, deux points que Washington avait cherché à aborder lors des précédentes négociations, avant le début de la guerre le 28 février.  

  • Israël n’a pas encore réagi à l’annonce de l’accord, annoncé quelques heures après des frappes israéliennes contre des positions du Hezbollah à Beyrouth, qui avaient conduit Téhéran à menacer de se retirer des négociations. Kazem Gharibabadi a indiqué que plusieurs des modifications réclamées par l’Iran dans le projet de protocole d’accord avaient été acceptées à la suite de l’escalade de dimanche au Liban. 
  • L’opposition israélienne parle de « l’un des échecs les plus retentissants de la politique étrangère et de sécurité d’Israël et qui est entièrement imputable à Netanyahou ».
  • Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exprimé sa « profonde gratitude » envers plusieurs pays médiateurs, dont le Pakistan, la Turquie et l’Arabie saoudite, qualifiant l’accord d’« étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ».
  • Le sénateur républicain Lindsey Graham, l’un des proches de Trump le plus en faveur de la poursuite de la guerre contre l’Iran a déclaré dans une publication sur X : « Je suis quelque peu préoccupé par le fait que la vision qu’a l’Iran de cet accord semble différer de ce qu’affirme l’équipe de négociation américaine. Conformément à notre législation, tout accord nucléaire conclu avec l’Iran sera soumis au Congrès pour examen et vote. Je suis impatient d’examiner le texte final et j’estime qu’il est impératif que l’architecte de cet accord, le vice-président Vance, ainsi que ses partenaires de négociation, participent au processus de présentation de l’accord final au Congrès. »