Le gouvernement Magyar a officiellement pris ses fonctions samedi 9 mai. Les membres de son cabinet, dévoilés au compte-gouttes au cours du mois d’avril, ont été formellement confirmés aujourd’hui, mardi 12 mai.

  • Sur les 17 portefeuilles, 13 sont attribués à des membres de Tisza, et 4 à des indépendants.
  • Bien que non-affilié, Dávid Vitézy a été secrétaire d’État aux Transports dans le 5e gouvernement Orbán.

La moyenne d’âge du nouveau gouvernement est légèrement inférieure à celle du précédent, ministres et ministres délégués confondus : 51 ans contre 57 ans. Dávid Vitézy, âgé de 40 ans, est le plus jeune des nouveaux ministres.

  • Quatre ministères, ceux des Affaires étrangères, de la Justice, de l’Éducation et du Développement rural et régional, ont été confiés à des femmes, soit le même nombre que dans les cinq gouvernements Orbán réunis.
  • Au cours des 16 années au pouvoir d’Orbán, seules quatre femmes ont occupé un poste à ce niveau de responsabilité dans l’une de ses administrations : Ibolya Dávid, ministre de la Justice entre 1998 et 2002, Lászlóné Németh, ministre du Développement national entre 2011 et 2014, Andrea Bártfai-Mager, ministre sans portefeuille, chargée du Développement des villes-comtés de 2018 à 2022 et Judit Varga, ex-épouse de Magyar, ministre de la Justice entre 2019 et 2023.

La moitié des membres du gouvernement (9 sur 17) sont nés à Budapest et ont fait des études supérieures, tandis que la précédente administration d’Orbán comptait 4 ministres nés à Budapest sur 15.

  • La liste du parti Tisza a obtenu son meilleur score dans le comitat de Budapest lors des élections d’avril, avec 63,8 % des voix.
  • Il s’agissait également du seul comitat perdu par le Fidesz face à la coalition d’opposition Unis pour la Hongrie, lors des élections législatives de 2022.

Magyar lui-même et Anita Orbán sont les membres les plus notables du nouveau gouvernement, précédemment affiliés au Fidesz.

  • Ancienne ambassadrice chargée de la sécurité énergétique au ministère des Affaires étrangères entre 2010 et 2015, Anita Orbán avait annoncé son départ à la suite de la décision d’élargir la coopération énergétique de la Hongrie avec la Russie.
  • Membre de l’ancienne aile pro-atlantiste du Fidesz, elle est spécialiste de l’utilisation de l’énergie comme outil de l’impérialisme russe – il s’agit du sujet de son livre Power, Energy and the New Russian Imperialism, publié en 2008 1.
  • Anita Orbán est aujourd’hui favorable à une diversification de l’approvisionnement énergétique et des investissements, notamment grâce à un rapprochement avec l’Union, une position également défendue par le nouveau ministre de l’Énergie 2.
  • Durant la campagne, Magyar s’est engagé à réduire la dépendance énergétique de la Hongrie vis-à-vis de la Russie d’ici 2035. 
Sources
  1. Anita Orbán, Power, Energy and the New Russian Imperialism, Praeger, 2008.
  2. Kovács Gábor, « Kapitány István meghallgatása – felülvizsgáljuk Paks II.-t és a különadókat, semmilyen forrásról nem válunk le », HVG, 11 mai 2026.