Guerre d’Iran : vers un choc énergétique et monétaire mondial ? Les réponses d’Helen Thompson

La guerre — le pétrole — le dollar.

Le cycle qui s’est ouvert au Moyen-Orient après l’opération lancée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran a quelque chose d’étrangement familier.

Mais si la dynamique politique profonde de cette crise est fondamentalement différente, il faut se préparer à entrer dans une instabilité structurelle.

Entretien avec Helen Thompson, autrice d’une Histoire politique du monde fossile (Flammarion, 2024).

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Du brouillard de guerre émergent des images et des données.

Plus de 1 000 frappes, plusieurs centaines de morts, dont le guide suprême Ali Khamenei, des milliers de drones et de projectiles, et des millions de personnes impactées dans plus de dix pays.

Après 24 heures, la guerre pour le changement de régime se poursuit en Iran et dans tous les pays du Golfe—même si Donald Trump annonce avoir donné son accord pour reprendre les négociations.

Nous faisons le point.

Le premier acte officiel du Kremlin après la confirmation par les autorités iraniennes de la mort d’Ali Khamenei est un signal évident de retrait.

Malgré le partenariat stratégique global signé il y a un an, la Russie ne compte jouer aucun rôle explicite dans la guerre en Iran.

Nous traduisons et commentons cette lettre.

Pour comprendre l’imaginaire stratégique de l’opération déclenchée par les États-Unis et Israël, il faut se familiariser avec une doctrine longtemps discréditée, mais qui s’adapte aujourd’hui à la vision néoréactionnaire des cercles trumpistes de Washington.

Découvrez Giulio Douhet et le mythe du changement de régime par les airs.

L’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique depuis 1989 est mort hier, 28 février 2026, dans le cadre des attaques menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique afin de provoquer un changement de régime par la force.

Sa disparition, sans savoir si elle conduira à un changement de régime par la force, à une transition vers un proche, ou vers un chaos généralisé, marque la fin d’un pouvoir de 37 ans qui a défini et structuré la nature du pouvoir de la République islamique.

Nous revenons sur les grandes étapes de son existence, de son enfance pieuse au Nord de l’Iran et sa rencontre avec l’ayatollah Khomeyni pendant des études de théologie au renforcement progressif de son pouvoir brutal au sein du régime iranien.

La carte des réactions des pays à l’opération militaire lancée ce matin, 28 février, par les États-Unis et Israël, révèle l’implosion de normes communes au sein du bloc occidental et plus généralement une fragmentation accélérée de tous les espaces d’alliance.

Il n’y a pas d’«  Occident  » opposé à un «  Sud global  », pas de BRICS + ou d’OTAN, mais une seule ligne de fracture non linéaire qui traverse tous les ensembles et se traduit par une absence de positionnement global.

Ce matin aux alentours de 7h30 (Paris) les États-Unis aux côtés d’Israël ont déclenché une séquence militaire que Donald Trump a qualifié lui-même de «  guerre  ».

Que se passe-t-il exactement  ? Que cherche Trump  ? Que peut faire le régime des ayatollahs  ? Et pourquoi cette guerre pourrait-elle dépasser largement l’Iran  ?

Nous faisons le point.