Suds

Le plan de Lula pour casser la vague Trump, une conversation avec le ministre brésilien Wellington Dias

Amériques
Long format

À Belém, les pays du Sud ne sont pas là pour quémander — ni pour s’aligner.

Face à la Chine et aux États-Unis, nombre d’entre eux aux intérêts différents veulent fixer les termes du débat.

Assumant un rapport de force direct dans la diplomatie climatique, le Non-alignement actif devient une arme stratégique.

Bousculera-t-il le plus grand rendez-vous multilatéral de l’année  ?

Dans un discours historique et anti-impérial qui a électrisé la salle de l’Assemblée générale des Nations unies avant l’entrée en scène de Donald Trump, Lula s’en est pris à l’ingérence américaine en articulant une doctrine  : un nouvel exceptionnalisme sud-américain — la possibilité d’une renaissance du multilatéralisme depuis un continent sans arme de destruction massive et construit sur l’aspiration des peuples à la justice et à la paix.

Nous le traduisons.

La Chine a remporté cet été une bataille diplomatique cruciale.

Alors que Modi rencontrera Xi ce week-end, Pékin est en train de réussir à forcer l’Inde à devenir son alliée — brisant la clef de voûte de la stratégie indopacifique de Washington.

Dans une étude fouillée, Christophe Jaffrelot revient sur les causes d’un rapprochement en forme de renoncement.

«  America First is not America alone  ».

Sur le multilatéralisme et les institutions de Bretton Woods, Washington tente par tous les moyens de tordre à son avantage le système — sans en sortir complètement.

La finance du développement pourrait être à un tournant.

En cartographiant cette mutation, Martin Kessler formule des hypothèses sur la forme que prendrait le nouvel ordre.

Sur l’Ukraine, Gaza, l’IA ou le futur de l’énergie, le prince-héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane s’est imposé comme une figure incontournable de la diplomatie mondiale.

Comment a-t-il centralisé son pouvoir  ? Quels sont ses plans pour la région et pour le monde  ? Pourrait-il forger, demain, une alliance avec Trump  ?

Bernard Haykel, qui s’entretient régulièrement avec lui depuis dix ans, dresse un portrait intellectuel.

Aligné avec Washington sur les thèmes clefs pour le Département d’État tout en souhaitant articuler un positionnement équilibré dans la région, le Costa Rica développe une approche pragmatique dans la rivalité entre la Chine et les États-Unis.

Pour son ministre des Affaires étrangères Arnoldo André Tinoco, la région pourrait traiter avec Trump en conservant sa souveraineté.

Il propose une méthode pour la nouvelle phase — et appelle l’Europe à miser sur l’Amérique latine.

Trump veut renverser l’ordre mondial

Plutôt que d’essayer d’imposer un ordre concurrent pour le contrer, les pays du Sud devraient utiliser tous les leviers à leur disposition pour faire jouer New York contre Washington — en imposant à Trump de respecter le cadre normatif existant.

L’ancien ministre des Affaires étrangères mexicain Jorge G. Castañeda formule un plan d’action.