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Trump a-t-il jeté Modi dans les bras de Xi Jinping ? Comprendre le rapprochement sino-indien

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L’ère de la fragmentation opportuniste : penser la finance du développement après Trump

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Sur l’Ukraine, Gaza, l’IA ou le futur de l’énergie, le prince-héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane s’est imposé comme une figure incontournable de la diplomatie mondiale.

Comment a-t-il centralisé son pouvoir  ? Quels sont ses plans pour la région et pour le monde  ? Pourrait-il forger, demain, une alliance avec Trump  ?

Bernard Haykel, qui s’entretient régulièrement avec lui depuis dix ans, dresse un portrait intellectuel.

Aligné avec Washington sur les thèmes clefs pour le Département d’État tout en souhaitant articuler un positionnement équilibré dans la région, le Costa Rica développe une approche pragmatique dans la rivalité entre la Chine et les États-Unis.

Pour son ministre des Affaires étrangères Arnoldo André Tinoco, la région pourrait traiter avec Trump en conservant sa souveraineté.

Il propose une méthode pour la nouvelle phase — et appelle l’Europe à miser sur l’Amérique latine.

Trump veut renverser l’ordre mondial

Plutôt que d’essayer d’imposer un ordre concurrent pour le contrer, les pays du Sud devraient utiliser tous les leviers à leur disposition pour faire jouer New York contre Washington — en imposant à Trump de respecter le cadre normatif existant.

L’ancien ministre des Affaires étrangères mexicain Jorge G. Castañeda formule un plan d’action.

Dans un monde cassé qui reste dominé par l’interdépendance économique, il n’y a plus de modèle pour les politiques de développement.

Pour construire en dépassant la logique du chacun-pour-soi, il faut repartir des fondamentaux. Karim El Aynaoui et Hinh Dinh du Policy Center for the New South proposent une nouvelle vision globale — pensée à partir du Sud.

L’interrègne post-pandémique et post-invasion de l’Ukraine arsenalise les concepts  : non-alignement, minilatéralisme, Sud Global, multi-alignement, «  majorité mondiale  », «  Occident collectif  ». Où que l’on se situe, la prolifération de ces idées et doctrines peine pourtant à désigner la réalité d’un monde cassé — plongé dans une recomposition violente alors que la guerre s’étend.

Comment trouver la voie de l’«  universalisme pluriel  » dont parlait Pierre Hassner  ?

La semaine dernière, à 750 kilomètres à l’est de Moscou, dans la capitale de la république du Tatarstan, dans la Russie de Poutine, les BRICS étaient réunis et représentés au plus haut niveau. De Xi à Poutine, de Ramaphosa à Modi, au-delà des accolades et des poignées de main autoritaires — que dit réellement la «  déclaration de Kazan  »  ? Nous introduisons ses «  douze thèses  » pour un nouvel ordre mondial.