Guerre


Le SIPRI a publié son rapport régulier sur les exportations d’armes et le marché mondial des armes classiques. L’Arabie saoudite occupe le premier rang des pays importateurs, entraînant avec lui l’ensemble du Golfe Persique. En ce qui concerne le continent africain, l’Égypte et l’Algérie sont en première ligne, tandis que l’Afrique subsaharienne reste très polarisée autour de quelques centres : Nigeria, Angola, Soudan, Cameroun et Sénégal.

Le 5 mars 2019, le général Lanata (père), ancien chef d’état major de l’armée de l’air française, publiait dans L’Express une tribune déplorant le faible nombre d’officiers de l’armée de l’air aux postes en lien avec le pouvoir politique français, et avertissait des risques liés à ce constat. Le danger est-il réel ?

Dans le paragraphe “Protéger notre continent”, Emmanuel Macron a abordé un de ses principaux chevaux de bataille : la défense. Parmi les ambitieuses propositions du président, un “traité de sécurité et défense” pour une protection mutuelle, l’association avec le Royaume-Uni et une augmentation des dépenses. Des idées qui s’appuient sur des solutions déjà avancées, mais dont le succès et l’efficacité future sont encore à vérifier.

Lors de la 55ème édition de la Conférence de Munich sur la sécurité, les principaux décideurs politiques n’ont pas parlé à l’unisson. Avec l’absence de la France, peu ont défendu les nouvelles initiatives européennes en matière de défense. Ainsi, pour le Secrétaire d’État à la Défense britannique Gavin Williamson, « l’OTAN est le meilleur garant de notre sécurité », face à la menace russe notamment.

Lors de la conférence annuelle sur la sécurité à Munich, les Européens ont adressé une fin de non-recevoir aux Américains, qui les pressaient de se retirer comme eux de l’accord nucléaire iranien. Les divergences entre Européens et Américains sur la question iranienne indiquent une relation transatlantique aujourd’hui toujours plus distendue et déstabilisée. Côté iranien, la démission inattendue puis refusée de Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères, jette le trouble sur le positionnement futur de l’Iran vis-à-vis de l’accord.

Depuis le 26 février 2019, jour du bombardement par l’Inde du camp d’un groupe islamiste situé sur le territoire pakistanais, la rivalité qui structure la relation entre ces deux pays depuis leur naissance – notamment autour de la question du Cachemire – connaît un pic de tension, qui présente plusieurs caractéristiques jusque-là inédites. Le risque d’escalade entre deux pays dotés de l’arme nucléaire a suscité l’inquiétude bien au-delà des deux pays.

Au coeur de l’Europe de la Défense se trouve la question de la dissuasion nucléaire, dont la réponse est aujourd’hui confiée à l’OTAN. La prééminence des États-Unis sur cette question limite partiellement l’autonomie stratégique européenne, notamment en matière d’industrie. Le contexte géopolitique incertain ouvre un débat sur le rôle de la France, qui pourrait peut-être constituer une alternative au parapluie nucléaire américain.

Le commando des forces américaines en Afrique, Africom, a effectué un exercice conjoint avec les armées du G5 Sahel. En termes de participation et d’effectif, cette opération compte parmi les plus importantes de l’histoire de la présence militaire américaine sur le continent. En outre, elle témoigne de la stratégie annoncée par les autorités militaires américaines pour 2019, qui fait figurer cette région parmi les priorités, avec la Somalie.

Suite au retrait americano-russe du traité FNI, qui résultait de la crise des Euromissiles pendant la Guerre Froide mais dont les limites sont apparues du fait des activités des pays tiers et notamment de la Chine, la question d’une Europe de la dissuasion se pose, en complément de l’OTAN et autour des États dotés de l’arme nucléaire.