Guerre

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Déployant des réflexions historico-politiques sur les conflits depuis 1945 et passant en revue des théories de la guerre jusqu’à l’époque la plus récente, Louis Gautier, Directeur de la Chaire «  Grands enjeux stratégiques contemporains  » à l’Université Paris-1, a répondu à nos questions sur le dernier volume des Mondes en guerre qu’il a dirigé chez Passés Composés.

Comment la Pologne voit-elle le monde  ? Dans cette perspective informée, Maciej Bukowski revient sur les raisons, essentiellement endogènes, qui ont poussé la Pologne à redécouvrir une realpolitik fondée sur un mythe fondateur crucial  : le nœud stratégique de l’isthme mer Baltique-mer Noire. Une position qu’il faut prendre en compte dans la géopolitique interne de l’Union.

Après les élections régionales du 14 mars, les dynamiques électorales allemandes s’orientent de plus en plus une coalition verte. S’ils entrent au gouvernement, les Verts auront à approuver une dépense de plusieurs milliards d’euros d’ici 2025 pour faire avancer l’ambitieux programme franco-allemand SCAF – ou voter son abandon.

Entretien Florian Louis Thomas Gomart

À l’occasion de la sortie de son dernier livre, Thomas Gomart s’est entretenu avec Florian Louis.

«  J’ai conçu Guerres invisibles comme une sorte de réponse à La guerre hors limite dans laquelle je voulais montrer que si les militaires n’ont plus le monopole de la guerre, cela ne signifie nullement qu’ils perdent leur raison d’être.  »

La (dé)militarisation, le désarmement, le contrôle des armes et des différents instruments de violence, sont des enjeux à la fois sociaux et économiques centraux, face aux événements qui secouent le Myanmar. Selon Francesco Buscemi, ces questions sont centrales  : elles nous donnent les clés de lecture permettant d’interpréter le soi-disant coup d’État et la déclaration (inconstitutionnelle) d’état d’urgence, et représentent des potentiels terrains socio-économiques qui nous permettent de repenser les relations entre les sociétés et les institutions (étatiques et non étatiques) sur des bases transethniques et intersectionnelles.

D’une manière ambivalente, la crise au Haut-Karabakh semble relativiser la perte de vitesse de la Russie dans son étranger proche. Elle a fait preuve d’un aveu de faiblesse de par son inaction, mais aussi d’une démonstration de force avec le déploiement d’une opération de maintien de la paix et son soutien au premier ministre arménien Nikol Pachinian, pourtant largement «  lâché  » au plan national.