Élections

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Personne ne sait qui va gagner l’élection présidentielle américaine du mardi 5 novembre. Néanmoins, parmi tous les modèles, plateformes et instituts qui s’essayent à prédire le nom du gagnant, une tendance se dégage  : les indicateurs économiques penchent plus vers une victoire de Kamala Harris, tandis que les sondages et les marchés penchent plus vers Donald Trump.

À une semaine de l’élection américaine, la sécurité de l’Europe est-elle menacée par un retour de Donald Trump à la Maison-Blanche  ?

Alors que la guerre en Ukraine se transforme et que le Moyen-Orient s’embrase, un nouveau cycle se prépare pour les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN. Dans le «  mois de tous les dangers  », nous avons demandé à l’ancienne ambassadrice de France à l’OTAN, de décrypter cette phase.

Au référendum sur l’inscription de l’adhésion à l’Union européenne dans la Constitution, poussé par la Présidente moldave, seul un quart des inscrits a voté en faveur du «  oui  » dans une campagne fortement marquée par l’ingérence russe.

Ce résultat, suffisant pour la faire adopter, ouvre la voie à un potentiel retour de flamme politique à Chisinau.

Maia Sandu est-elle en train d’être victime du «  syndrome Gorbatchev  »  ?

En Autriche, le FPÖ mené par Herbert Kickl a achevé sa métamorphose.

S’il est improbable, malgré sa première place à l’issue des élections législatives de dimanche, qu’il rejoigne la coalition de gouvernement, le parti d’extrême est en train de rebattre les cartes. Que va-t-il se passer maintenant  ?

Nous faisons le point sur ce bouleversement électoral avec le spécialiste Marcelo Jenny.

Héritier du nazisme, tiraillé à ses débuts entre fidélité au nationalisme allemand et libéralisme conservateur, le parti aujourd’hui dirigé par Herbert Kickl a connu de multiples évolutions et fini par métamorphoser son discours.

L’histoire particulière de cette formation d’extrême droite en fait un cas unique en Europe  : non seulement par son importance dans le paysage politique autrichien d’après-guerre mais aussi par sa stratégie.

Depuis son émergence comme force politique jusqu’à ses récents succès qui en font désormais un acteur clef de l’échiquier électoral allemand, l’AfD se distingue par un choix de mots et d’images délibérément choquant. Jouant constamment sur les limites pour repousser les frontières du dicible dans un pays marqué par son passé nazi, le parti de Björn Höcke assume désormais son style provocateur. Alors qu’on vote demain en Brandebourg, nous proposons la généalogie d’une iconographie extrême.

L’AfD a-t-elle fait sauter le dernier tabou politique en Allemagne  ?

Au détour d’une affiche, le parti d’extrême-droite allemand place sciemment mais sur le mode du clin d’œil le mot «  Lebensraum  » — l’espace vital dans la théorie nazie.

D’où vient ce concept  ? Que signifie son utilisation aujourd’hui par l’AfD  ? L’historien de la géopolitique Florian Louis propose des clefs d’explication.

Quelle serait la politique étrangère d’un Trump II  ?

Ce soir, Kamala Harris et Donald Trump vont débattre pour la première fois — et il n’est pas sûr que le soutien à l’Ukraine sera mentionné. Pourtant, l’élection du 5 novembre pourrait marquer une série de ruptures dans la diplomatie de Washington. Pour en mesurer les conséquences, nous interrogeons Dana W. White, ancienne porte-parole du Pentagone et du Secrétaire à la Défense de Trump, James Mattis.