Élections

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La leçon principale de l’élection du 23 juillet est de plus en plus claire  : la force structurante du clivage gauche/droite et celle des nationalismes périphériques expliquent la grande stabilité des rapports de forces. Pour comprendre pourquoi la stratégie de Sanchez a fonctionné, Jean-Yves Dormagen part d’un sondage exclusif réalisé le jour du vote par Cluster17, reconnu comme l’un des sondeurs les plus en vue durant cette élection.

Le Partido popular (PP) s’est-il converti à l’anti-politique  ? Les débats pour remporter le scrutin du 23 juillet, qui prennent fin aujourd’hui, ont été marqués par une violence inouïe dans les termes. À la veille du week-end électoral, l’ambassadeur espagnol à l’OCDE et architecte de la politique économique de Sanchez prend position pour s’en inquiéter.

Au miroir des nationalistes européens. Alors que le continent entier observe la croissance de Vox, Giorgia Meloni suit la situation très attentivement  : si ses alliés espagnols devaient prendre une place décisive au gouvernement, sa position continentale serait renforcée. Mais Vox et Fratelli d’Italia s’entendent-ils sur tout  ? Une revue en dix points de leurs accords et désaccords.

À un an des élections au Parlement européen, la droite européenne apparaît à la fois certaine de son succès et inquiète pour son avenir. Ce paradoxe tient à l’affaiblissement du PPE, à la fois point d’ancrage, maison commune et régulateur des droites continentales depuis trois décennies.

Alors que se dessine une possible hégémonie des droites, la question de nouvelles alliances et de nouvelles stratégies se pose.

Pour la deuxième fois cette année, l’Espagne va voter. Quel sera le poids de son histoire au moment où un parti explicitement nostalgique du franquisme pourrait entrer dans un gouvernement de coalition  ? Nous avons interrogé Benoît Pellistrandi pour comprendre ce qui, de son passé, pourrait se retrouver dans le présent espagnol le 23 juillet prochain.