Économie

Long format

Pour la première fois depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, un haut responsable institutionnel américain a décidé d’engager publiquement un rapport de force avec le président des États-Unis.

Nous publions et commentons le discours du président de la Réserve fédérale qui s’adresse au peuple américain, au Congrès, au Sénat et aux investisseurs internationaux.

Entre les États-Unis de Trump et la Chine de Xi, le futur semble déjà écrit  : une lutte pour l’hégémonie mondiale à coup de tarifs, d’IA et de guerres.

Pourtant, au-delà du récit et de la propagande, une réalité s’impose  : personne ne peut dominer le monde.

Pékin et Washington sont deux géants dangereux et fragiles — et dans un jeu à somme nulle, attendre son tour n’est jamais la bonne stratégie.

Le banquier le plus écouté de la planète a quelque chose à dire  : «  une Europe faible est néfaste — pour les États-Unis comme pour tout le monde civilisé  ».

Après un an d’administration Trump, Wall Street a appris à parler le langage MAGA mais souhaite infléchir la ligne du Pentagone  : «  si l’Union se fragmente, les États-Unis en seront affectés plus que quiconque  ».

En deux ans, Pékin a produit autant de ciment que les États-Unis en un siècle.

La Chine de Xi nous pose une question fondamentale  : comment est-il possible de construire autant et aussi vite  ?

Pour Dan Wang, face à l’État d’avocats du modèle américain, le Parti communiste chinois a inventé une nouvelle formule  : le gouvernement des ingénieurs.

Pour penser une stratégie européenne face à la poussée chinoise, il faut commencer par la cartographier.

Alicia García-Herrero et Michal Krystyanczuk signent la première étude comparative qui traque les innovations radicales dans l’Union, en Chine et aux États-Unis en matière d’IA, de semi-conducteurs et d’informatique quantique — et formulent des recommandations pour amorcer un rattrapage continental.